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Qu'est-ce que la fonction COVARIANCE.PEARSON ?

Définition
La fonction COVARIANCE.PEARSON calcule la covariance de population entre deux séries de données de même taille. Elle mesure dans quelle mesure les valeurs des deux plages varient ensemble autour de leurs moyennes respectives.

COVARIANCE.PEARSON te sert dès que tu veux vérifier si deux variables bougent vraiment ensemble (température et ventes, prix et volume) avant de t'appuyer dessus pour une décision ou une prévision.

Que tu travailles en finance pour analyser des portefeuilles, en contrôle de gestion pour comprendre l'élasticité-prix, en data science pour détecter des corrélations ou en contrôle qualité pour identifier des relations entre variables de production, COVARIANCE.PEARSON te permet de quantifier ces relations de façon précise et de les comparer dans le temps.

Syntaxe

=COVARIANCE.PEARSON(matrice1; matrice2)

Clique sur un argument pour aller à son explication.

COVARIANCE.PEARSON divise par n (taille de la population complète). Si tu travailles sur un échantillon représentatif d'une population plus large, utilise COVARIANCE.STANDARD qui divise par n-1.

Lucas, la mascotte du Dojo, inspecte les arguments de la fonction à la loupe

Comprendre chaque paramètre de la fonction COVARIANCE.PEARSON

Les deux séries matrice1 et matrice2 sont obligatoires et doivent contenir exactement le même nombre de valeurs, chaque ligne de l'une faisant face à une ligne de l'autre pour former une paire. Bon à savoir : leur ordre n'a aucune incidence, =COVARIANCE.PEARSON(A; B) te donne le même résultat que =COVARIANCE.PEARSON(B; A).

1

matrice1

: ta première série de données

Il peut s'agir de rendements financiers, de températures, de ventes, de notes ou de n'importe quelle série de valeurs numériques que tu veux analyser en relation avec une autre variable. Les cellules vides sont ignorées lors du calcul.

La plage peut être une colonne, une ligne, ou une zone rectangulaire, du moment que matrice2 couvre exactement la même forme et le même nombre de cellules.

2

matrice2

: ta deuxième série de données, celle que tu veux mettre en relation avec la première

Les deux séries doivent avoir exactement le même nombre de valeurs : chaque ligne de matrice1 doit correspondre à une ligne de matrice2 pour former une paire de données cohérente.

L'ordre des matrices n'influe pas sur la valeur absolue du résultat. =COVARIANCE.PEARSON(A; B) et =COVARIANCE.PEARSON(B; A) donnent le même résultat.

Le chiffre clé
COVARIANCE.PEARSON tourne dès deux paires de valeurs, mais le résultat n'est vraiment fiable qu'à partir de 20 à 30 paires. En dessous, une ou deux valeurs aberrantes suffisent à fausser toute l'analyse.
Lucas, la mascotte du Dojo, fait une démonstration pas à pas de la fonction dans Excel

Exemples pratiques pas à pas

Exemple 1

Comment mesurer la covariance de population avec la fonction COVARIANCE.PEARSON

Le camion à glaces tourne depuis 18 jours et son gérant veut savoir s'il doit charger davantage de stock quand la météo annonce une chaleur écrasante. Tu as noté chaque jour la température et le nombre de glaces vendues, et il s'agit maintenant de transformer une intuition de terrain en chiffre défendable. La fonction COVARIANCE.PEARSON mesure d'un coup si les deux séries montent ensemble sur la totalité des jours observés.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COVARIANCE.PEARSON(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la colonne des températures relevées, B2:B19. La sélection démarre en ligne 2 pour laisser l'en-tête de côté et s'arrête en ligne 19, celle du dernier des 18 jours suivis.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : sélectionne la colonne des ventes de glaces, C2:C19. Elle couvre 18 valeurs elle aussi, si bien que chaque température se retrouve appariée à la vente du même jour. Les deux séries doivent compter le même nombre de lignes, faute de quoi il n'y a plus de paires à former.
  4. 4
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
Au final, ta formule devrait ressembler à ça :=COVARIANCE.PEARSON(B2:B19; C2:C19)
Explication
La fonction COVARIANCE.PEARSON écarte chaque valeur de la moyenne de sa colonne, multiplie les deux écarts jour par jour, puis divise la somme par les 18 jours (le diviseur n, celui d'une population complète). Le 556,11 obtenu est franchement positif : les jours chauds sont bien les jours à forte vente. Sur ces 18 mêmes jours, la version échantillon afficherait 588,82, l'écart ne venant que du diviseur (17 au lieu de 18).
Exemple 2

Comment normaliser la fonction COVARIANCE.PEARSON avec ECARTYPE.PEARSON

Une hausse de tarif est sur la table et il faut chiffrer ce qu'elle coûterait en volume avant de trancher. Tu disposes de huit paliers de prix déjà pratiqués et des quantités vendues correspondantes. Le souci, c'est que les prix se comptent en dizaines d'euros et les quantités en centaines d'unités : la covariance brute mélange ces deux échelles et devient illisible. La normaliser la ramène sur un terrain neutre.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COVARIANCE.PEARSON(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la colonne des prix, B2:B9. Les huit paliers déjà pratiqués y figurent, du plus bas à 10 € au plus haut à 28 €.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : sélectionne la colonne des quantités vendues, C2:C9. Chaque quantité occupe la même ligne que le prix auquel elle a été vendue, et se compte par centaines quand les prix se comptent en dizaines d'euros. C'est ce grand écart d'échelle qui rend la covariance brute impossible à juger telle quelle.
  4. 4
    Ferme la parenthèse, complète par /(ECARTYPE.PEARSON(B2:B9)*ECARTYPE.PEARSON(C2:C9)), puis appuie sur Entrée. Chaque fonction ECARTYPE.PEARSON mesure la dispersion de sa propre colonne, 5,85 pour les prix et 112,33 pour les quantités. Diviser la covariance par le produit de ces deux valeurs annule les unités et ramène le résultat entre -1 et 1.
Voici la formule que tu obtiens à la fin :=COVARIANCE.PEARSON(B2:B9; C2:C9)/(ECARTYPE.PEARSON(B2:B9)*ECARTYPE.PEARSON(C2:C9))
Explication
Le rapport entre la covariance et le produit des deux écarts-types élimine les euros comme les unités vendues, ce qui borne mécaniquement le résultat entre -1 et 1. Le -0,97 obtenu frôle le minimum possible : la quantité vendue recule de façon très régulière dès que le prix monte. La covariance brute (-638,44) portait la même information, mais sans échelle pour la juger.
Exemple 3

Comment la fonction COVARIANCE.PEARSON écarte une paire incomplète sans erreur

Deux jours de fermeture ont été notés Fermé dans la colonne des ventes plutôt que laissés vides. Les deux plages font toujours six lignes, aucune alerte n'apparaît, et le chiffre qui s'affiche a l'air parfaitement normal. C'est exactement là que la fonction COVARIANCE.PEARSON devient dangereuse : elle vient de calculer sur quatre jours au lieu de six, sans rien dire à personne.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COVARIANCE.PEARSON(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la colonne des températures, B2:B7. Les six relevés sont tous numériques, y compris ceux des deux jours de fermeture.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : sélectionne la colonne des ventes de glaces, C2:C7. Elle couvre six lignes elle aussi, mais deux d'entre elles portent le texte Fermé à la place d'un nombre. La fonction COVARIANCE.PEARSON écarte ces deux paires et ne calcule plus que sur les quatre journées complètes.
  4. 4
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
Une fois les morceaux assemblés, ta formule donne ça :=COVARIANCE.PEARSON(B2:B7; C2:C7)
Explication
Comme les deux plages ont la même taille, aucune erreur n'est déclenchée. La fonction COVARIANCE.PEARSON se contente d'ignorer toute paire dont un membre n'est pas un nombre (le texte Fermé exactement comme une cellule vide) et calcule sur les quatre jours restants. Le 458,75 affiché est donc la covariance de quatre jours, pas de six : compte tes valeurs avec NB avant d'en conclure quoi que ce soit.
Lucas, la mascotte du Dojo, l'air gêné face à une erreur Excel

Les erreurs fréquentes avec la fonction COVARIANCE.PEARSON

Le gros du temps, ce qui coince n'est pas la formule mais tes données. Le #DIV/0! tombe dès que tes deux plages n'ont pas le même nombre de cellules (une qui va jusqu'à la ligne 10, l'autre jusqu'à la 8), et le #VALEUR! surgit dès qu'un seul texte ou une erreur #N/A se glisse dans une matrice.

Les deux derniers pièges sont plus sournois car ils ne déclenchent aucun message : une valeur aberrante ou une covariance proche de 0 te renvoient un nombre parfaitement valide mais trompeur.

Erreur #DIV/0! : matrices de tailles différentes

C'est l'erreur la plus courante : tes deux plages n'ont pas le même nombre de valeurs. =COVARIANCE.PEARSON(A2:A10; B2:B8) génère l'erreur car une plage fait 9 valeurs et l'autre en fait 7.

Solution : Vérifie que les deux plages couvrent le même nombre de cellules et commencent et finissent aux mêmes lignes : =COVARIANCE.PEARSON(A2:A10; B2:B10). Utilise CTRL+G (Atteindre) pour vérifier rapidement les dimensions de chaque plage.

Erreur #VALEUR! : données non numériques dans les matrices

Excel ignore les cellules vides mais génère #VALEUR! si tes matrices contiennent du texte ou des erreurs comme #N/A ou #REF!. Un seul caractère parasite dans la plage suffit à faire échouer le calcul.

Solution : Nettoie tes données avant le calcul, ou encapsule dans =SIERREUR(COVARIANCE.PEARSON(A2:A10; B2:B10); "Données invalides") pour afficher un message clair en cas de problème.

Résultat biaisé par des valeurs aberrantes

La covariance est très sensible aux valeurs extrêmes. Une seule donnée atypique peut complètement fausser le résultat, même dans une plage de 100 observations. C'est un piège classique dans les analyses financières avec des crises ou des pics inhabituels.

Solution : Avant d'interpréter ta covariance, inspecte tes données avec =MIN(plage) et =MAX(plage) pour détecter les valeurs suspectes. Crée un graphique en nuage de points des deux variables pour visualiser la forme réelle de la relation.

Comparer des covariances d'échelles différentes sans normaliser

La covariance entre température et ventes (132) et celle entre rendements boursiers (2,16) ne sont pas comparables : elles ont des unités différentes. Comparer ces valeurs directement n'a pas de sens statistique.

Solution : Pour comparer des relations entre différentes paires de variables, normalise en divisant par le produit des écarts-types : =COVARIANCE.PEARSON(A2:A10; B2:B10) / (ECARTYPE.PEARSON(A2:A10) * ECARTYPE.PEARSON(B2:B10)). Ou utilise directement =COEFFICIENT.CORRELATION(A2:A10; B2:B10) qui fait ce calcul automatiquement.

Conclure à l'absence de relation sur une covariance nulle

Une covariance proche de 0 signifie « pas de relation linéaire », pas « pas de relation du tout ». Deux variables peuvent avoir une relation en U (quadratique) ou en courbe et afficher une covariance nulle, car les effets positifs et négatifs se compensent.

Solution : Combine toujours l'analyse numérique avec un graphique en nuage de points. Si tu observes une courbe ou un motif en U, la covariance seule est insuffisante : explore des méthodes de corrélation non linéaires.

Lucas, la mascotte du Dojo, compare deux fonctions Excel

COVARIANCE.PEARSON vs COVARIANCE.STANDARD vs COEFFICIENT.CORRELATION

Choisis COVARIANCE.PEARSON quand tes données couvrent toute la population que tu étudies, car elle divise par n. Dès que tu travailles sur un simple échantillon représentatif d'un ensemble plus large, bascule sur COVARIANCE.STANDARD qui divise par n-1.

Et si ton but est de comparer la force de plusieurs relations entre elles, aucune des deux covariances ne convient : leur valeur dépend des unités. Passe alors par COEFFICIENT.CORRELATION, qui ramène tout entre -1 et 1.

CritèreCOVARIANCE.PEARSONCOVARIANCE.STANDARDCOEFFICIENT.CORRELATION
Formule de calculDivise par n (population)Divise par n-1 (échantillon)Covariance normalisée par écarts-types
RésultatValeur réelle quelconqueValeur réelle quelconqueToujours entre -1 et 1
Comparaison entre datasetsDifficile (dépend des unités)Difficile (dépend des unités)Directe (normalisée)
Cas d'usagePopulation complète connueÉchantillon représentatifComparaison de relations
Le savais-tu ?
Sur Google Sheets, tu peux écrire COVARIANCE sans suffixe : c'est un alias de COVARIANCE.PEARSON, avec la même syntaxe. Seul le séparateur d'arguments peut changer, virgule ou point-virgule selon tes réglages régionaux.
Lucas, la mascotte du Dojo, avec une ampoule, partage des astuces avancées

Astuces avancées avec COVARIANCE.PEARSON

1Astuce

Passe directement à COEFFICIENT.CORRELATION pour comparer

La covariance dépend des unités de mesure, ce qui la rend difficile à interpréter seule. Pour savoir si une relation est forte ou faible, normalise : divise la covariance par le produit des deux écarts-types, ou utilise directement =COEFFICIENT.CORRELATION(A2:A10; B2:B10) qui retourne toujours une valeur entre -1 et 1.
Une corrélation supérieure à 0,7 (ou inférieure à -0,7) est généralement considérée comme forte.

2Astuce

Construis une matrice de covariance avec des références mixtes

Pour analyser plusieurs variables simultanément, crée un tableau carré avec les noms de variables en en-tête. Dans la première cellule, entre =COVARIANCE.PEARSON($A$2:$A$100; B$2:B$100) puis copie-colle vers la droite et vers le bas : les références mixtes font varier automatiquement les colonnes et les lignes analysées.
C'est la base d'une analyse de portefeuille multi-actifs ou d'une étude de corrélation entre plusieurs métriques.

3Astuce

Utilise la covariance pour décomposer la variance d'un portefeuille

En finance, la variance d'un portefeuille à deux actifs vaut w1² × Var(A) + w2² × Var(B) + 2 × w1 × w2 × Cov(A,B), où w1 et w2 sont les pondérations. =COVARIANCE.PEARSON(A2:A10; B2:B10) te donne directement le terme Cov(A,B) pour ce calcul.
Une covariance négative entre les deux actifs réduit la variance totale du portefeuille : c'est le bénéfice mathématique de la diversification.

FAQ

Questions fréquentes

Ces deux fonctions mesurent la même chose, comment deux variables évoluent ensemble, mais avec une formule légèrement différente. COVARIANCE.PEARSON divise par n (pour une population complète) et COVARIANCE.STANDARD divise par n-1 (pour un échantillon). En pratique, utilise PEARSON si tu analyses l'intégralité de tes données, et STANDARD si tu travailles sur un sous-ensemble représentatif.

Ressources

Pour aller plus loin

Continue sur ta lancée après la fonction COVARIANCE.PEARSON : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.

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