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Qu'est-ce que la fonction ECARTYPE.PEARSON ?

Définition
La fonction ECARTYPE.PEARSON calcule l'écart-type d'une population entière en divisant par n (et non n-1). Elle prend en argument jusqu'à 255 nombres ou plages de nombres et ignore les cellules vides et les valeurs texte.

ECARTYPE.PEARSON (STDEV.P en anglais) te sert à juger d'un coup d'œil si un groupe est homogène ou éclaté, sans avoir à trier ni comparer chaque valeur une par une. Tu la sors quand une moyenne seule ne suffit pas à trancher, par exemple pour savoir si un résultat moyen cache un ensemble soudé ou des écarts importants entre ses membres.

Cette fonction est faite pour toi dès que tu analyses la totalité d'un groupe et non un échantillon : les notes de toute une classe, les temps de production de l'intégralité d'un lot, les salaires de tous les employés d'un département, ou les prix pratiqués par l'ensemble de tes fournisseurs. Si tu ne travailles que sur un sous-ensemble représentatif, c'est ECARTYPE.STANDARD qu'il te faut à la place.

Syntaxe

=ECARTYPE.PEARSON(nombre1; [nombre2]; ...)

Clique sur un argument pour aller à son explication.

La formule mathématique sous-jacente est σ = √[Σ(xi - μ)² / n] où μ est la moyenne et n le nombre total de valeurs. La division par n (et non n-1) est la différence clé avec ECARTYPE.STANDARD : elle donne un résultat légèrement plus petit pour les petits ensembles.

Lucas, la mascotte du Dojo, inspecte les arguments de la fonction à la loupe

Comprendre chaque paramètre de la fonction ECARTYPE.PEARSON

Le premier argument suffit à faire tourner la fonction : tu lui donnes une plage comme B2:B50 et c'est réglé. Les arguments suivants ne servent que si ta population est éclatée sur plusieurs zones non contiguës, deux colonnes par exemple, et ECARTYPE.PEARSON les fond alors en un seul ensemble. Dans tous les cas, le texte et les cellules vides sont ignorés sans bruit.

1

nombre1

: le premier nombre ou la première plage de nombres à inclure dans le calcul

Dans la pratique, tu passes presque toujours une plage de cellules comme A1:A100 qui contient toutes les valeurs de ta population. Tu peux aussi entrer une valeur directe comme 10, mais c'est rare en contexte réel.

Les cellules vides et les valeurs texte sont ignorées automatiquement. Seules les valeurs numériques sont prises en compte.

2

[nombre2], ...

: nombres ou plages supplémentaires à inclure dans la population(facultatif)

Tu peux en fournir jusqu'à 255. C'est utile quand tes données sont réparties sur plusieurs plages non contiguës, par exemple des notes de deux classes dans des colonnes différentes.

Toutes les plages sont traitées comme un seul ensemble continu : ECARTYPE.PEARSON calcule la dispersion sur la totalité des valeurs fournies.

Lucas, la mascotte du Dojo, fait une démonstration pas à pas de la fonction dans Excel

Exemples pratiques pas à pas

Exemple 1

Comment mesurer la dispersion d'une population avec la fonction ECARTYPE.PEARSON

Le conseil de classe approche et la moyenne générale de 13,22 ne dit pas tout : elle recouvrirait aussi bien un groupe homogène qu'une classe coupée en deux. Tu as sous les yeux les 18 notes de la classe entière, donc toute la population concernée, sans un seul élève manquant. La fonction ECARTYPE.PEARSON répond exactement à cette question, en mesurant à quelle distance de la moyenne les notes se répartissent réellement.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =ECARTYPE.PEARSON(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la colonne des notes, B2:B19. Ces 18 lignes couvrent la classe entière, sans un seul élève laissé de côté. C'est cette exhaustivité qui autorise la version population de la fonction plutôt que la version échantillon.
  3. 3
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
Au final, ta formule devrait ressembler à ça :=ECARTYPE.PEARSON(B2:B19)
Explication
La fonction ECARTYPE.PEARSON mesure l'écart de chaque note à la moyenne de la classe (13,22), élève ces écarts au carré, en fait la moyenne sur les 18 notes (le diviseur n), puis prend la racine carrée pour revenir à des points. Les 2,51 points obtenus disent que la classe se tient : l'essentiel des élèves gravite à deux points et demi environ de la moyenne. Sur ces 18 mêmes notes, la version échantillon donnerait 2,58, le diviseur passant à 17.
Exemple 2

Comment calculer la fonction ECARTYPE.PEARSON sur plusieurs plages à la fois

Les deux groupes de TP ont été notés séparément, chacun dans sa colonne, mais ils forment un seul et même effectif à l'échelle de la promotion. Ce qu'on te demande, c'est la dispersion de l'ensemble, pas celle de chaque groupe pris à part, et recopier les douze notes dans une colonne unique juste pour ça serait absurde. C'est précisément le rôle des arguments supplémentaires de la fonction ECARTYPE.PEARSON.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =ECARTYPE.PEARSON(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne les six notes du groupe 1, B2:B7. Prise à part, cette colonne afficherait un écart-type de 1,71.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : sélectionne les six notes du groupe 2, C2:C7. Ces notes sont bien plus étalées, avec 3,35 à elles seules. Le point-virgule qui précède la plage n'ouvre pourtant pas un second calcul, il empile ces six notes sur les six premières pour n'en faire qu'une population de douze valeurs.
  4. 4
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée. Le nombre unique qui s'affiche décrit la promotion entière, et non l'un ou l'autre des deux groupes.
Voici la formule que tu obtiens à la fin :=ECARTYPE.PEARSON(B2:B7; C2:C7)
Explication
Les plages passées en arguments successifs ne sont pas traitées séparément : la fonction ECARTYPE.PEARSON les empile en une population unique de douze notes, de moyenne 13,42, et renvoie un seul écart-type. Le 2,66 obtenu ne se lit donc ni comme la moyenne des deux dispersions ni comme l'une d'entre elles, puisqu'il mesure l'étalement de la promotion entière, groupes confondus.
Exemple 3

Comment calculer un coefficient de variation avec les fonctions ECARTYPE.PEARSON et MOYENNE

L'écart-type des salaires de ton département vaut 254,95 €, mais ce nombre ne se compare à rien : le département voisin, où les rémunérations sont bien plus élevées, affichera mécaniquement un écart-type plus gros sans être moins équitable pour autant. Tu as les huit salaires du département au complet et il te faut une mesure d'étalement qui ne dépende pas du niveau de rémunération. Rapporter l'écart-type à la moyenne donne exactement ce repère.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =ECARTYPE.PEARSON(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la colonne des salaires, B2:B9. Les huit personnes du département y figurent toutes, et la dispersion mesurée sur cette plage vaut 254,95 €.
  3. 3
    Ferme la parenthèse, complète par /MOYENNE(B2:B9)*100, puis appuie sur Entrée. La moyenne reprend exactement la même plage B2:B9, qui vaut ici 2 675 €. Rapporter un écart-type à la moyenne d'un autre groupe de cellules donnerait un ratio qui ne veut plus rien dire.
Une fois les morceaux assemblés, ta formule donne ça :=ECARTYPE.PEARSON(B2:B9)/MOYENNE(B2:B9)*100
Explication
Diviser l'écart-type par la moyenne annule les euros et laisse un pourcentage, le coefficient de variation, comparable d'un service à l'autre quel que soit le niveau des salaires. Les 9,53 % obtenus signalent un département resserré (en dessous de 15 %, la dispersion est tenue pour faible). C'est ce ratio, et non les 254,95 € bruts, qu'il faut poser en face d'un autre service.
L’erreur fatale
ECARTYPE.PEARSON divise par n : elle n'est juste que si tu détiens toute la population. Sur un simple échantillon, elle sous-estime la dispersion sans le moindre message. Passe alors à ECARTYPE.STANDARD, qui divise par n-1.
Lucas, la mascotte du Dojo, l'air gêné face à une erreur Excel

Les erreurs fréquentes avec la fonction ECARTYPE.PEARSON

Le souci le plus traître ici n'affiche aucun code rouge : si tu lances ECARTYPE.PEARSON sur un échantillon au lieu de la population entière, tu obtiens un résultat parfaitement crédible mais sous-estimé, parce que la fonction divise par n et non par n-1. Le seul vrai message d'erreur que tu croiseras est #DIV/0!, qui surgit quand la plage ne contient que du texte, des cellules vides ou une unique valeur. Un 0 inattendu, lui, n'est pas un bug : il dit juste que toutes tes valeurs sont identiques.

Erreur #DIV/0! : la plage ne contient aucune valeur numérique

ECARTYPE.PEARSON renvoie #DIV/0! quand la plage fournie ne contient que du texte, des cellules vides ou une seule valeur (l'écart-type d'un seul point est indéfini).

Solution : Vérifie que tes données sont bien au format numérique (pas stockées en texte). Si des cellules peuvent être vides, protège la formule : =SI(NB(B2:B50)>1; ECARTYPE.PEARSON(B2:B50); "Données insuffisantes").

Confusion population / échantillon : résultat sous-estimé

Utiliser ECARTYPE.PEARSON sur un échantillon (et non sur la totalité de la population) produit un écart-type légèrement sous-estimé. PEARSON divise par n, alors qu'un calcul sur échantillon devrait diviser par n-1 pour corriger ce biais.

Solution : Utilise ECARTYPE.STANDARD à la place de ECARTYPE.PEARSON dès que tu travailles sur un sous-ensemble représentatif plutôt que sur la totalité du groupe. La différence est d'autant plus marquée que l'échantillon est petit.

Résultat de 0 inattendu

ECARTYPE.PEARSON renvoie 0 uniquement si toutes les valeurs de la plage sont strictement identiques. C'est mathématiquement correct, mais si tu t'y attendais pas, vérifie que tes données ne sont pas toutes copiées depuis la même cellule.

Solution : Confirme la diversité de tes données avec =MAX(plage)-MIN(plage) pour voir l'amplitude réelle. Si l'étendue est non nulle mais l'écart-type vaut 0, il y a probablement un problème de format : des nombres stockés en texte ne sont pas pris en compte.

Le savais-tu ?
Un écart-type de 0 n'est pas un bug : il veut dire que toutes tes valeurs sont strictement identiques. Vérifie avec MAX(plage)-MIN(plage) : si l'étendue n'est pas nulle mais l'écart-type l'est, tes nombres sont sans doute stockés en texte.
Lucas, la mascotte du Dojo, compare deux fonctions Excel

ECARTYPE.PEARSON vs ECARTYPE.STANDARD vs VAR.P vs MOYENNE

Choisis ECARTYPE.PEARSON quand tu tiens toutes les données du groupe entre les mains : tous les élèves de la classe, tous les salaires du département. Dès que tu ne disposes que d'un sondage ou d'un sous-ensemble représentatif, bascule sur ECARTYPE.STANDARD, qui corrige le biais en divisant par n-1. VAR.P répond à la même question mais renvoie la variance, c'est-à-dire le carré de ce que donne PEARSON, utile quand un calcul comme une ANOVA réclame la variance plutôt que l'écart-type.

CritèreECARTYPE.PEARSONECARTYPE.STANDARDVAR.PMOYENNE
Ce que la fonction calculeÉcart-type population (diviseur n)Écart-type échantillon (diviseur n-1)Variance population (carré de PEARSON)Tendance centrale
Quand l'utiliserToutes les données disponiblesSous-ensemble représentatifQuand la variance (pas l'écart-type) est demandéeToujours en complément
Résultat vs STANDARDLégèrement plus petitLégèrement plus grandCarré de PEARSONDifférent (pas une dispersion)
Cas d'usage typiqueNotes toute une classe, salaires tout départementSondage sur 100 clientsCalcul de la variance pour une ANOVARéférence pour calculer les écarts
FAQ

Questions fréquentes

ECARTYPE.PEARSON calcule l'écart-type d'une population entière en divisant par n. ECARTYPE.STANDARD calcule l'écart-type d'un échantillon en divisant par n-1. Utilise PEARSON quand tu as toutes les données, STANDARD quand tu n'as qu'un échantillon représentatif. La différence est faible pour de grands ensembles, mais significative pour moins de 30 valeurs.

Ressources

Pour aller plus loin

Continue sur ta lancée après la fonction ECARTYPE.PEARSON : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.

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