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Qu'est-ce que la fonction TRIM ?

Définition
La fonction TRIM calcule le taux de rentabilité interne modifié d'une série de flux de trésorerie périodiques, en tenant compte à la fois du coût de l'argent investi et du taux auquel les encaissements sont replacés.

TRIM (MIRR en anglais) te sert quand un TRI affiché en comité paraît trop beau pour être vrai et que tu veux vérifier ce rendement avec une hypothèse de réinvestissement que tu peux vraiment tenir. Elle répond à la même question que TRI, le rendement annuel d'un projet, mais sans le pari caché sur ce que deviennent les encaissements une fois en caisse.

C'est la fonction que sortent les contrôleurs de gestion quand un TRI leur paraît trop beau pour être vrai. Elle distingue deux taux, celui auquel tu empruntes l'argent que le projet consomme et celui auquel tu replaces l'argent qu'il rapporte, et elle rend donc un rendement plus prudent, celui que tu peux réellement défendre devant un comité d'investissement.

Syntaxe

Clique sur un argument pour aller à son explication.

Les trois arguments sont obligatoires, contrairement à TRI dont le second argument est facultatif. En anglais, la fonction s'appelle MIRR. Attention à ne pas la confondre avec la fonction anglaise TRIM, qui supprime les espaces d'un texte et dont l'équivalent français est SUPPRESPACE.

Lucas, la mascotte du Dojo, inspecte les arguments de la fonction à la loupe

Comprendre chaque paramètre de la fonction TRIM

Les trois arguments se lisent dans un ordre simple : d'abord la série de flux, puis le taux auquel l'argent te coûte, enfin le taux auquel il te rapporte quand il dort. Aucun n'est facultatif, et oublier le troisième déclenche une erreur de syntaxe immédiate.

Ce sont les deux taux qui font tout l'intérêt de la fonction. Le premier actualise les sorties, le second capitalise les entrées, et c'est en séparant ces deux mouvements que TRIM échappe à l'hypothèse de réinvestissement automatique du TRI classique.

1

valeurs

: la plage qui contient tes flux de trésorerie, une cellule par période, dans l'ordre chronologique

Par exemple B2:B6 pour un investissement initial en B2 et quatre années de retours en dessous.

La série doit contenir au moins un montant négatif et au moins un montant positif : les sorties de trésorerie s'écrivent en négatif, les encaissements en positif. Les périodes doivent être régulièrement espacées, qu'elles soient annuelles, trimestrielles ou mensuelles, et le taux obtenu s'exprime alors dans cette même unité de temps.

Attention : Une cellule vide au milieu de la plage est ignorée par le calcul, ce qui décale toutes les périodes suivantes et fausse le taux sans aucun message d'erreur. Saisis toujours un 0 pour une période sans mouvement.

2

taux_financement

: le taux auquel te coûte l'argent que le projet consomme, aussi appelé coût du capital

C'est lui qui sert à ramener les flux négatifs à leur valeur d'aujourd'hui. Si tu finances la machine par un emprunt bancaire à 4%, tu écris 0,04 ou 4%.

En pratique, on y met le taux de l'emprunt souscrit pour le projet, ou le coût moyen pondéré du capital de l'entreprise quand l'investissement est financé sur la trésorerie générale.

3

taux_réinvestissement

: le taux auquel tu replaces les encaissements du projet jusqu'à la fin de l'horizon étudié

C'est lui qui sert à capitaliser les flux positifs. Si ta trésorerie excédentaire dort sur un placement à 3%, tu écris 0,03 ou 3%.

C'est l'argument le plus sensible de la fonction, celui qui explique l'écart avec le TRI, et c'est aussi celui sur lequel on se ment le plus facilement. Choisis un taux que tu obtiens vraiment sur tes placements, pas le rendement du projet lui-même : un TRIM calculé avec une hypothèse prudente se défend beaucoup mieux en comité qu'un TRI flatteur.

Le savais-tu ?
Le TRI classique fait une hypothèse qu'il n'annonce jamais : il suppose que chaque encaissement est replacé au taux du TRI lui-même. Sur un projet à 25 %, cela revient à parier que tu retrouveras du 25 % pour chaque euro encaissé. TRIM te laisse écrire ce taux de réinvestissement toi-même, et c'est toute la différence.
Lucas, la mascotte du Dojo, fait une démonstration pas à pas de la fonction dans Excel

Exemples pratiques pas à pas

Exemple 1

Comment calculer le taux de rentabilité interne modifié avec la fonction TRIM

L'atelier tourne à saturation et l'achat d'une machine à 60 000 € revient à chaque comité. Tu as chiffré ce qu'elle rapporterait pendant quatre ans, de 18 000 € à 28 000 € par an, et tu sais deux choses de plus : l'emprunt qui finance l'achat coûte 4% et la trésorerie que le projet dégagera ira sur un placement à 3%. La fonction TRIM ramène ces trois informations à un seul taux de rendement annuel, celui que tu pourras poser en face du coût de l'emprunt.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =TRIM(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la colonne des flux, B2:B6, de l'achat en Année 0 jusqu'au dernier encaissement, une cellule par période. La série doit changer de signe, avec -60 000 € en B2 pour la sortie puis quatre montants positifs en dessous, faute de quoi la fonction renvoie #DIV/0!.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : saisis le taux de l'emprunt qui finance la machine, 4%. Il s'applique uniquement au flux négatif, qu'il ramène à sa valeur d'aujourd'hui.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : saisis le rendement de ton placement de trésorerie, 3%. Il capitalise cette fois les quatre encaissements jusqu'à la fin de l'Année 4. Contrairement à la fonction TRI, ce troisième argument est obligatoire et la formule refuse de se valider sans lui.
  5. 5
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
Au final, ta formule devrait ressembler à ça :=TRIM(B2:B6;4%;3%)
Explication
La fonction capitalise les quatre années de retours au taux de réinvestissement de 3%, compare le total obtenu aux 60 000 € engagés au départ, et transforme cet écart en rendement annuel : 12,7 %. Ce chiffre se lit comme un taux de placement, celui que rapporte réellement l'argent immobilisé dans la machine une fois que tu tiens compte de ce que deviennent les encaissements. Face à un emprunt à 4%, la marge reste large et l'investissement se défend sans difficulté.
Exemple 2

Comment comparer le TRI et le TRIM avec la fonction TRIM

Le projet de refonte du logiciel de gestion est passé en comité avec un TRI de 23,5 %, un chiffre qui a fait lever quelques sourcils. Tu veux montrer d'où vient ce taux flatteur sans remettre en cause les flux, qui eux ne bougent pas : 40 000 € à sortir en Année 0, puis quatre années de retours de 14 000 € à 20 000 €. Tu relances donc le calcul avec la fonction TRIM sur exactement la même colonne de flux, en lui donnant cette fois le taux de réinvestissement réel de la trésorerie, 3%. Le rendement retombe alors à 15,3 %, et c'est cet écart de huit points entre le TRI et le TRIM qui devient l'argument à présenter.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =TRIM(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la plage des flux, B2:B6, qui descend de l'investissement -40 000 € en Année 0 jusqu'au dernier retour 20 000 € en Année 4. C'est exactement la même colonne qu'un TRI classique prendrait avec =TRI(B2:B6), une cellule par période et dans l'ordre chronologique.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : saisis le coût du capital retenu par la direction financière, 5%. Il ne s'applique qu'au seul flux négatif de la série, celui de l'Année 0.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : saisis le rendement réel du placement de la trésorerie, 3%. C'est lui qui crée tout l'écart avec la fonction TRI, laquelle, faute de pouvoir le recevoir, réutilise silencieusement son propre résultat, ici 23,5 %, comme taux de réinvestissement.
  5. 5
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
Voici la formule que tu obtiens à la fin :=TRIM(B2:B6;5%;3%)
Explication
Sur ces cinq mêmes flux, la fonction TRI renvoie 23,5 % tandis que la fonction TRIM s'arrête à 15,3 %, soit huit points d'écart. Le TRI affiche ce chiffre flatteur parce qu'il suppose que chaque euro encaissé repart aussitôt sur un support à 23,5 %, une hypothèse de réinvestissement au taux du projet lui-même qui n'existe nulle part dans ton entreprise. La fonction TRIM prend le taux que tu obtiens vraiment, 3%, et ramène le rendement à 15,3 %. C'est ce second chiffre qui décrit l'opération telle qu'elle se déroulera, et c'est donc celui que tu présentes.
Exemple 3

Comment tester plusieurs hypothèses de placement avec la fonction TRIM

Ton projet est chiffré, 80 000 € à sortir puis trois années de retours croissants, et le coût du capital est arrêté à 6%. Reste le taux de réinvestissement, sur lequel personne ne s'engage : la trésorerie peut aussi bien dormir à 1% sur un compte courant que partir sur un support à 9%. Plutôt que de trancher à l'aveugle, tu construis trois scénarios sur trois lignes et tu laisses la fonction TRIM chiffrer chacun d'eux, ce qui te donne une fourchette de rendement au lieu d'un chiffre unique et fragile. Compare cette fourchette à ton coût du capital plutôt qu'à un seuil abstrait : tant que le scénario le plus prudent reste au-dessus, la décision d'investir tient debout quelle que soit l'hypothèse de placement.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =TRIM(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la plage des quatre périodes de la ligne, B2:E2, de la sortie -80 000 € en An 0 jusqu'au retour 38 000 € en An 3. Chaque scénario reprend les mêmes flux, puisque c'est bien l'hypothèse de placement que tu testes, pas le projet.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : saisis 6% directement dans la formule. Le coût du capital est arrêté par la direction financière et il ne fait pas partie des variables du test.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : clique sur la cellule qui porte le taux du scénario, F2, plutôt que de taper un nombre. C'est ce qui permet de recopier une seule formule sur les trois lignes et d'obtenir trois rendements différents.
  5. 5
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée, puis recopie la formule vers le bas jusqu'en G4. Les références B2:E2 et F2 se décalent d'une ligne à chaque fois et chaque scénario reçoit son propre taux, pendant que le 6% écrit en dur reste identique partout.
Une fois les morceaux assemblés, ta formule donne ça :=TRIM(B2:E2;6%;F2)
Explication
Les flux et le taux de financement sont identiques sur les trois lignes, seul le taux de réinvestissement change, et le rendement se déplace de 8,8 % à 11,4 %. Deux enseignements en sortent. D'abord ton projet reste au-dessus du coût du capital de 6% dans les trois scénarios, donc la décision d'investir ne dépend pas de l'hypothèse retenue et tu peux y aller. Ensuite l'amplitude de 2,6 points te dit quelle part du rendement affiché est une promesse de placement plutôt qu'une performance du projet lui-même.
Exemple 4

Comment départager deux projets concurrents avec la fonction TRIM

Deux contrats te sont proposés pour le même engagement de 100 000 € et le budget n'en couvre qu'un seul. Le premier rembourse vite, avec 70 000 € dès la première année puis des montants qui s'effritent. Le second démarre lentement mais monte en puissance jusqu'à 65 000 € en An 4. Sur le TRI, le premier gagne largement, et pourtant ta trésorerie ne se replace qu'à 3%. La fonction TRIM va donc rejouer la comparaison avec cette contrainte bien réelle, et le verdict change de camp.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =TRIM(.
  2. 2
    En 1er argument : sélectionne la plage du contrat court, B2:F2, qui couvre l'engagement -100 000 € et les quatre années de retours. Les deux projets doivent porter sur le même nombre de périodes, sinon les taux obtenus ne sont pas comparables.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : saisis le coût de l'argent engagé, 5%. Il est identique pour les deux projets, puisqu'ils mobilisent la même enveloppe auprès du même financeur.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : saisis le rendement réel de ta trésorerie, 3%. C'est lui qui pénalise le contrat court, car ses 70 000 € encaissés tôt passent trois années à ne rapporter que 3%, alors que la fonction TRI les faisait travailler à 21,8 %.
  5. 5
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée, puis recopie la formule sur la ligne du contrat long. Compare alors les deux colonnes G et H plutôt que la seule colonne G. Quand le classement s'inverse entre TRI et TRIM, c'est le TRIM qui décrit ce qui va réellement se passer, parce que lui seul utilise un taux de placement que tu peux tenir.
En mettant tout bout à bout, tu écris :=TRIM(B2:F2;5%;3%)
Explication
Le classement s'inverse d'une colonne à l'autre, et ce n'est pas une anomalie. La fonction TRI place le contrat court devant avec 21,8 % contre 17,3 %, parce qu'elle suppose que les 70 000 € encaissés dès l'An 1 repartiront à plus de 21 % pendant trois ans. Dès que tu écris le vrai taux de placement, 3%, cet avantage fond : le contrat court retombe à 10,6 % quand le contrat long tient 13,3 %. Le contrat long encaisse d'ailleurs 160 000 € au total contre 140 000 €, et son argent reste au travail dans le projet au lieu d'attendre sur un compte. C'est lui que tu signes.
Le combo gagnant
Calcule toujours TRI et TRIM côte à côte sur les mêmes flux. L'écart entre les deux taux te dit à quel point le rendement affiché dépend d'une hypothèse de réinvestissement optimiste : plus il est large, plus le TRI seul est trompeur.
Lucas, la mascotte du Dojo, l'air gêné face à une erreur Excel

Les erreurs fréquentes avec la fonction TRIM

La panne la plus fréquente est l'erreur #DIV/0!, qui signale une série sans changement de signe : la fonction ne peut pas calculer un rendement si elle ne voit pas d'argent sortir, ou pas d'argent rentrer.

Les autres pièges ne déclenchent aucune alerte et sont donc plus dangereux. Un taux de réinvestissement choisi au doigt mouillé, une cellule laissée vide au milieu de la série ou une confusion entre l'ordre des deux taux produisent tous un résultat parfaitement plausible et pourtant faux.

Erreur #DIV/0! : la série ne contient aucun flux négatif ou aucun flux positif

La fonction TRIM compare la valeur des sorties d'argent à celle des entrées. Si la plage ne contient que des montants positifs, ou que des montants négatifs, cette comparaison n'a pas de sens et Excel renvoie #DIV/0!.

Solution : Vérifie que ton investissement initial est bien saisi en négatif, par exemple -60000 et non 60000. C'est la cause numéro un : les montants recopiés depuis un devis arrivent souvent en positif.

Erreur #VALEUR! : un argument n'est pas reconnu comme un nombre

Un des deux taux a été saisi sous forme de texte, par exemple "4%" entre guillemets, ou pointe vers une cellule contenant du texte importé qui ressemble à un nombre sans en être un.

Solution : Saisis les taux en décimale (0,04) ou en pourcentage sans guillemets (4%). Si le taux vient d'une cellule, teste-la avec =ESTNUM(F2) : la réponse doit être VRAI.

Le taux obtenu est bien plus bas que le TRI, sans erreur affichée

Ce n'est pas un bug, c'est le fonctionnement normal de la fonction. La fonction TRI suppose un réinvestissement au taux du projet lui-même, souvent très élevé, alors que TRIM utilise le taux réel que tu lui donnes.

Solution : Rien à corriger dans la formule. Le TRIM est le chiffre honnête, garde-le. Si l'écart entre les deux te paraît énorme, c'est justement l'information à remonter : le TRI de ce projet reposait sur une hypothèse de placement intenable.

Résultat faux après ajout d'une période sans mouvement de trésorerie

Une cellule laissée vide au milieu de la plage est ignorée par le calcul. La fonction croit alors avoir une période de moins et actualise tous les flux suivants sur un calendrier décalé.

Solution : Saisis un 0 dans chaque période sans mouvement plutôt que de laisser la cellule vide. Un zéro est pris en compte comme une période à part entière et le calendrier reste juste.

Les deux taux ont été intervertis dans la formule

L'ordre des arguments est taux_financement puis taux_réinvestissement. Les inverser ne déclenche aucune erreur, la formule renvoie simplement un rendement différent et faux.

Solution : Retiens l'ordre par le sens de circulation de l'argent : d'abord ce qu'il te coûte quand il sort, ensuite ce qu'il te rapporte quand il rentre. En cas de doute, mets les deux taux dans des cellules nommées et référence-les plutôt que de taper des nombres.

Lucas, la mascotte du Dojo, avec une ampoule, partage des astuces avancées

Astuces avancées avec TRIM

1Astuce

Afficher TRI et TRIM côte à côte dans tous tes dossiers

Réserve deux colonnes voisines dans ton tableau d'investissements, une pour =TRI(B2:F2) et une pour =TRIM(B2:F2;5%;3%). La lecture croisée devient automatique et l'écart entre les deux taux saute aux yeux dossier par dossier.
Ajoute une troisième colonne avec la différence, =G2-H2, et trie dessus : tu identifies en quelques secondes les projets dont la rentabilité affichée repose le plus sur une hypothèse de réinvestissement flatteuse.

2Astuce

Construire une table de sensibilité sur le taux de réinvestissement

Place tes taux de réinvestissement candidats dans une colonne, de 1% à 10% par exemple, puis écris =TRIM($B$2:$F$2;$C$1;A5) en figeant la plage de flux et le taux de financement avec des dollars, et en laissant la référence du taux de réinvestissement se décaler.
Tu obtiens une courbe de rendement au lieu d'un chiffre isolé, et surtout tu repères le taux de bascule à partir duquel ton projet passe au-dessus du coût du capital. C'est un argument bien plus solide en comité qu'un pourcentage unique.

3Astuce

Passer à TRI.PAIEMENTS quand les dates ne sont pas régulières

La fonction TRIM suppose des périodes toutes identiques : douze mois entre chaque flux, ou trois mois, mais toujours le même intervalle. Si tes encaissements tombent à des dates réelles et irrégulières, le taux obtenu est faux sans qu'aucune erreur ne t'avertisse.
Dans ce cas, bascule sur TRI.PAIEMENTS, qui prend une colonne de dates en plus des montants. Tu perds la distinction entre les deux taux, mais tu gagnes un calendrier exact, et c'est la contrainte la plus forte des deux.

Lucas, la mascotte du Dojo, compare deux fonctions Excel

TRIM vs TRI vs VAN vs TRI.PAIEMENTS

TRI et TRIM répondent à la même question, le rendement annuel d'un projet, mais TRIM te laisse écrire toi-même le taux de réinvestissement au lieu de te l'imposer. C'est la seule des deux à distinguer le coût de l'argent qui sort du rendement de l'argent qui rentre.

VAN travaille sur les mêmes flux mais rend un montant en euros plutôt qu'un taux, ce qui la rend meilleure pour mesurer la création de valeur et moins pratique pour comparer des projets de tailles différentes. TRI.PAIEMENTS, elle, s'impose dès que tes flux ne tombent pas à intervalles réguliers.

CritèreTRIMTRIVANTRI.PAIEMENTS
Résultat renvoyéUn taux de rendement annuelUn taux de rendement annuelUn montant en eurosUn taux de rendement annuel
Hypothèse de réinvestissementLe taux que tu saisisLe TRI lui-même (implicite)Le taux d'actualisation saisiLe taux lui-même (implicite)
Coût du financementArgument dédiéNon pris en compteConfondu avec le taux d'actualisationNon pris en compte
Espacement des fluxPériodes régulièresPériodes régulièresPériodes régulièresDates réelles, même irrégulières
Cas d'usage typiqueRendement prudent défendable en comitéPremière lecture rapide de rentabilitéValeur créée par le projetÉchéanciers réels, appels de fonds
FAQ

Questions fréquentes

Les deux calculent le rendement annuel d'une série de flux, mais pas avec la même hypothèse. La fonction TRI suppose que chaque encaissement est replacé au taux du TRI lui-même, ce qui est rarement vrai : sur un projet à 25 %, elle parie que tu retrouveras du 25 % pour chaque euro encaissé. La fonction TRIM te fait saisir deux taux distincts, celui auquel tu finances les sorties et celui auquel tu replaces les entrées. Elle rend donc un rendement plus bas mais plus crédible, et c'est celui qu'on présente en comité d'investissement.

Ressources

Pour aller plus loin

Continue sur ta lancée après la fonction TRIM : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.

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