Qu'est-ce que la fonction NB. JOURS. COUPON. PREC ?
Tu sors NB.JOURS.COUPON.PREC au moment de facturer le coupon couru sur une obligation achetée entre deux échéances : c'est elle qui te dit exactement combien de jours d'intérêts tu dois au vendeur, sans devoir retrouver toi-même la date du dernier versement.
Que tu travailles en trading obligataire, en middle-office ou en comptabilité financière, cette fonction est indispensable pour calculer le coupon couru et valoriser correctement tes positions. C'est le premier maillon d'un workflow complet : une fois le nombre de jours connu, il suffit de le rapporter à la durée totale de la période pour obtenir la fraction d'intérêts à facturer.
Syntaxe
Clique sur un argument pour aller à son explication.
Le résultat est un nombre entier de jours. Pour calculer le coupon couru, divise ce résultat par NB.JOURS.COUPON (durée totale de la période) puis multiplie par le coupon périodique.

Comprendre chaque paramètre de la fonction NB.JOURS.COUPON.PREC
Les quatre arguments se lisent comme une transaction obligataire : d'abord ta date de règlement, puis l'échéance du titre, ensuite combien de coupons il verse par an, et enfin la convention de comptage des jours. Seule cette dernière, la base, est facultative. Si tu l'omets, Excel applique d'office le 30/360 US, ce qui ne colle pas forcément à ton titre.
règlement
: la date à laquelle tu achètes ou valorises l'obligationEn pratique, c'est la date de transaction ou la date à laquelle tu veux connaître le coupon couru. Cette date doit être postérieure à la date d'émission et antérieure à la date d'échéance.
Excel accepte les dates au format texte (ex : "15/03/2024") ou les numéros de série, mais il est fortement recommandé d'utiliser la fonction DATE() pour éviter les problèmes de format régional.
échéance
: la date de maturité de l'obligation, c'est-à-dire la date à laquelle l'émetteur remboursera le principalCette date définit la fin de vie du titre et détermine le calendrier de tous les paiements de coupons. L'échéance doit obligatoirement être postérieure à la date de règlement, sinon Excel renvoie #NOMBRE!.
fréquence
: le nombre de paiements de coupons par anLes valeurs autorisées sont : 1 pour annuel, 2 pour semestriel (le plus courant pour les obligations), 4 pour trimestriel. Toute autre valeur renvoie #NOMBRE!. Ce paramètre est crucial car il détermine la longueur de chaque période de coupon.
Attention : La majorité des obligations corporate et gouvernementales paient des coupons semestriels (fréquence = 2). Vérifie toujours le prospectus ou la fiche technique du titre pour confirmer la fréquence réelle : une erreur ici fausse tout le calcul de coupon couru.
base
: la convention de comptage des jours(facultatif)Si tu omets ce paramètre, Excel utilise la base 0 (30/360 US). Les valeurs possibles :
0 ou omis : 30/360 US (NASD) - Standard pour les obligations corporate US.
1 : Réel/réel - Jours réels / jours réels dans l'année (obligations gouvernementales).
2 : Réel/360 - Jours réels / 360 (instruments monétaires court terme).
3 : Réel/365 - Jours réels / 365 (obligations UK, anciennes).
4 : 30/360 Européen - Chaque mois compte 30 jours (obligations européennes).
Attention : Utiliser la mauvaise base peut entraîner des écarts significatifs dans tes calculs de coupon couru. Par exemple entre le 01/01 et le 31/03, la base 0 (30/360) compte 90 jours, tandis que la base 1 (Réel/réel) compte 90 ou 91 jours selon l'année. Consulte toujours la documentation du titre.

Exemples pratiques pas à pas
Comment compter le nombre de jours écoulés depuis le dernier coupon avec la fonction NB.JOURS.COUPON.PREC
Tu achètes des titres entre deux dates de coupon, et l'intérêt déjà accumulé depuis le dernier versement revient au vendeur, pas à toi. Ton tableau donne la date d'achat de chaque ligne, tu sais que les titres arrivent à terme le 1er janvier 2030 et paient deux coupons par an, et il te faut le nombre de jours d'intérêts à rembourser.
La fonction NB.JOURS.COUPON.PREC donne ce nombre de jours pour chaque achat, sans que tu aies à retrouver la date du dernier versement.
- 1Dans une cellule, écris
=NB.JOURS.COUPON.PREC(. - 2En 1er argument : clique sur la date d'achat du titre,
B2. Elle affiche15/03/2024sur la première ligne, et c'est le point d'arrivée du décompte, là où l'on cesse de compter les jours d'intérêts. - 3En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance et referme-la,
DATE(2030;1;1). Elle ne sert pas de borne au calcul mais d'ancrage, puisque c'est d'elle que part le calendrier remonté à rebours, ce qui place les coupons aux 01/01 et aux 01/07. - 4En 3ᵉ argument : saisis le nombre de coupons versés chaque année,
2. Ce chiffre commande le pas de six mois du calendrier, donc la position du dernier versement et le point de départ du décompte. - 5En 4ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours,
0. C'est le 30/360 américain, celui qu'Excel applique aussi quand tu omets l'argument, donc l'écrire ne change pas le résultat mais rend l'hypothèse lisible pour qui relit le fichier. - 6Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
=NB.JOURS.COUPON.PREC(B2; DATE(2030;1;1); 2; 0)74 jours d'intérêts sont déjà accumulés, et ce compteur grandit à mesure que l'achat s'éloigne du dernier coupon.Comment la base de calcul déplace le décompte de la fonction NB.JOURS.COUPON.PREC
Ton système de gestion et le relevé de ton dépositaire n'annoncent pas le même nombre de jours courus sur le même titre, acheté le 15 juin 2024. L'écart est de deux jours, personne ne comprend d'où il vient, et le règlement est bloqué tant que ce n'est pas tranché.
En faisant varier la seule convention de comptage, la fonction NB.JOURS.COUPON.PREC montre que les deux calculs sont justes et que c'est la base qui les sépare.
- 1Dans une cellule, écris
=NB.JOURS.COUPON.PREC(. - 2En 1er argument : écris la date d'achat et referme-la,
DATE(2024;6;15). Elle est identique sur les cinq lignes, donc la date de règlement ne peut pas expliquer l'écart de résultat. - 3En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance et referme-la,
DATE(2030;1;1). Elle aussi reste figée, ce qui garantit que les cinq lignes remontent exactement le même calendrier de coupons. - 4En 3ᵉ argument : saisis le nombre de coupons versés chaque année,
2. Il ne varie pas non plus, si bien que le dernier coupon tombe au 01/01/2024 dans les cinq cas. - 5En 4ᵉ argument : clique sur la cellule qui porte la convention de comptage,
A2. Elle change à chaque ligne, de0à4, et c'est le seul argument qui varie, donc c'est elle seule qui fait passer le résultat de164à166. - 6Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
=NB.JOURS.COUPON.PREC(DATE(2024;6;15); DATE(2030;1;1); 2; A2)0 et 4) accordent 30 jours à chaque mois et s'arrêtent à 164, tandis que les conventions réelles (1, 2 et 3) suivent le calendrier, y compris les 29 jours de février 2024, et trouvent 166.Comment calculer le coupon couru en combinant les fonctions NB.JOURS.COUPON.PREC et NB.JOURS.COUPONS
Un acheteur te demande le montant exact qu'il devra ajouter au prix affiché pour chacune de ses trois lignes. Les titres portent un coupon de 5 % par an sur un nominal de 1 000 €, versé deux fois par an, et arrivent à terme le 1er janvier 2030.
Le nombre de jours ne suffit pas à répondre : il faut le rapporter à la durée totale de la période, et les deux fonctions tiennent dans une seule formule.
- 1Dans une cellule, écris
=NB.JOURS.COUPON.PREC(. - 2En 1er argument : clique sur la date d'achat du titre,
B2. La fonction rend les jours déjà écoulés depuis le dernier coupon, soit74au 15/03/2024, ce qui forme le numérateur du calcul. - 3En 2ᵉ argument : clique sur la date d'échéance,
C2. Elle ancre le calendrier des coupons dont on mesure la seule période qui entoure l'achat. - 4En 3ᵉ argument : saisis le nombre de coupons versés chaque année,
2. Il fixe la longueur du semestre, soit les180jours que rend le dénominateur en base 30/360. - 5En 4ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours,
0. La même convention devra être reprise à l'identique dans le dénominateur, sans quoi le rapport comparerait deux calendriers incompatibles. - 6Ferme la parenthèse, complète par
/ NB.JOURS.COUPONS(B2; C2; 2; 0) * (5% / 2) * 1000, puis appuie sur Entrée. La division ramène les74jours à la fraction de période déjà acquise, et les deux facteurs la convertissent en euros pour donner les10,28 €dus au vendeur.
=NB.JOURS.COUPON.PREC(B2; C2; 2; 0) / NB.JOURS.COUPONS(B2; C2; 2; 0) * (5% / 2) * 100074 jours écoulés au 15/03/2024, et la fonction NB.JOURS.COUPONS le dénominateur, soit les 180 jours de la période en base 30/360. Le rapport donne la part de période déjà acquise, qu'il suffit de multiplier par le coupon semestriel de 25 € pour obtenir les 10,28 € dus au vendeur.
Les erreurs fréquentes avec la fonction NB.JOURS.COUPON.PREC
Le coupable revient presque toujours à un argument qui sort de ses clous. Le plus fréquent : une date de règlement qui tombe le jour de l'échéance ou après. Excel te renvoie alors #NOMBRE!, parce que tu lui demandes de valoriser une obligation déjà remboursée.
Les deux autres pannes tournent autour de la fréquence (seules 1, 2 et 4 sont acceptées, jamais 12) et de la base, qui ne plante pas mais te donne un nombre de jours faux si tu prends la mauvaise convention.
Date de règlement postérieure ou égale à l'échéance
Si ta date de règlement est supérieure ou égale à la date d'échéance, Excel renvoie #NOMBRE!. Tu essaies de valoriser une obligation après sa maturité, ce qui n'a pas de sens financièrement car l'obligation a déjà été remboursée.
Solution : Vérifie que règlement < échéance. Si tu travailles sur des positions proches de la maturité, assure-toi que la date de règlement est bien antérieure à la date d'échéance, même de quelques jours.
Fréquence invalide (valeur autre que 1, 2 ou 4)
La fréquence doit être strictement 1, 2 ou 4. Toute autre valeur (comme 12 pour des paiements mensuels) provoque #NOMBRE!. Si tu as besoin de gérer des paiements mensuels, NB.JOURS.COUPON.PREC ne le supporte pas nativement.
Solution : Utilise uniquement 1 (annuel), 2 (semestriel) ou 4 (trimestriel). Consulte le prospectus du titre pour confirmer la fréquence réelle. Pour les paiements mensuels, construis le calcul manuellement avec JOURS ou DATEDIF.
Résultats incohérents selon la base utilisée
Utiliser la mauvaise convention de jours peut créer des écarts significatifs. Par exemple, entre le 01/01 et le 31/03, la base 0 (30/360) compte 90 jours, tandis que la base 1 (Réel/réel) compte 90 ou 91 jours selon l'année.
Solution : Vérifie toujours la convention de marché du titre. Les obligations gouvernementales françaises utilisent en général la base 1 (Réel/réel), les obligations corporate US la base 0 (30/360), et les obligations UK la base 3 (Réel/365). Consulte la fiche technique ou le prospectus.
Questions fréquentes
NB.JOURS.COUPON.PREC calcule le nombre de jours écoulés depuis le début de la période de coupon jusqu'à la date de règlement. C'est indispensable pour calculer le coupon couru lors de l'achat ou de la vente d'une obligation entre deux dates de paiement.
NB.JOURS.COUPON retourne le nombre total de jours dans la période de coupon complète, tandis que NB.JOURS.COUPON.PREC donne uniquement les jours écoulés depuis le début de la période jusqu'à la date de règlement. Le premier sert de dénominateur, le second de numérateur dans le calcul du coupon couru.
La base dépend du marché et du type de titre : 0 ou omis pour 30/360 US (obligations corporate), 1 pour Réel/réel (obligations gouvernementales), 2 pour Réel/360 (instruments monétaires), 3 pour Réel/365 (obligations UK), 4 pour 30/360 européen. Consulte toujours les spécifications du titre pour être certain.
Quand tu achètes une obligation entre deux dates de paiement de coupon, tu dois verser au vendeur les intérêts courus depuis le dernier paiement. NB.JOURS.COUPON.PREC te permet de calculer précisément cette période pour déterminer le montant exact du coupon couru à payer ou à recevoir.
Utilise NB.JOURS.COUPON.PREC pour obtenir les jours courus, divise par NB.JOURS.COUPON pour avoir la fraction de période, puis multiplie par le coupon annuel divisé par la fréquence. Tu peux vérifier avec INTERET.ACC qui automatise ce calcul complet.
Le prix clean est le prix coté de l'obligation, sans intérêts courus. Le prix dirty (ou prix total) est le montant réel payé par l'acheteur : il inclut le prix clean plus le coupon couru calculé avec NB.JOURS.COUPON.PREC. En comptabilité, on enregistre séparément les deux composantes.
Pour aller plus loin
Continue sur ta lancée après la fonction NB.JOURS.COUPON.PREC : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.
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