Qu'est-ce que la fonction PRIX. PCOUPON. IRREG ?
PRIX.PCOUPON.IRREG (ODDFPRICE en anglais) te sert dès qu'une salle de marché place une obligation fraîchement émise et que le premier coupon ne tombe pas à la date attendue : sans elle, tu valorises le titre avec une fonction qui suppose des périodes toutes identiques, et tu te trompes. C'est le cas quasi systématique sur les nouvelles émissions, puisqu'il est rare qu'une émission tombe pile sur une date de coupon.
Quand une obligation est émise en cours de période, sa première échéance de coupon ne tombe pas à la fréquence standard. PRIX.PCOUPON.IRREG prend en compte cette irrégularité initiale pour calculer le prix théorique juste, là où la fonction PRIX.TITRE, qui suppose des coupons parfaitement réguliers, donne un résultat approché.
Syntaxe
=PRIX.PCOUPON.IRREG(règlement; échéance; émission; premier_coupon; taux; rendement; valeur_échéance; fréquence; [base])Clique sur un argument pour aller à son explication.
Deux contraintes se cumulent ici. L'ordre des dates doit être émission < règlement < premier_coupon < échéance. Surtout, premier_coupon doit tomber sur le calendrier de coupons reconstitué à rebours depuis l'échéance : pour une échéance au 15 mars et une fréquence semestrielle, seuls le 15 mars et le 15 septembre sont valides. Un premier coupon au 30 juin renvoie #NOMBRE!.

Comprendre chaque paramètre de la fonction PRIX.PCOUPON.IRREG
Les neuf arguments suivent un ordre que tu ne peux pas inverser, et les quatre premiers sont des dates qui doivent s'enchaîner logiquement : l'obligation est d'abord émise, puis tu règles ton achat, ensuite tombe le premier coupon, et l'échéance ferme la marche. Seul le tout dernier, [base], est facultatif : si tu l'omets, Excel compte les jours en 30/360 américain, ce qui ne convient pas à toutes les obligations.
règlement
: la date de règlement correspond à la date d'achat du titre, c'est-à-dire le jour où l'acheteur paie et devient propriétaire de l'obligationSur les marchés financiers, cette date est généralement 2 à 3 jours ouvrés après la date de transaction.
Par exemple, si tu achètes une obligation le 13 mars avec un règlement en J+2, la date de règlement sera le 15 mars. C'est cette dernière date que tu dois utiliser dans la fonction.
échéance
: la date d'échéance est la date à laquelle l'obligation arrive à maturité et où le capital nominal est remboursé à l'investisseurC'est aussi la date du dernier versement de coupon.
Elle joue un second rôle, plus discret : c'est à partir d'elle qu'Excel reconstitue le calendrier des coupons à rebours, et donc les dates valides pour l'argument premier_coupon.
émission
: la date à laquelle l'obligation a été initialement émise sur le marché primaireC'est le point de départ du calcul des intérêts courus et de la première période de coupon.
L'intervalle entre cette date et le premier coupon détermine la nature de l'irrégularité : première période courte si l'intervalle est inférieur à la période normale, longue s'il est supérieur. Cette date doit être antérieure au règlement.
premier_coupon
: la date du premier versement d'intérêtsC'est ce paramètre qui rend la période irrégulière quand il ne correspond pas exactement à la fréquence normale de paiement.
Par exemple, pour une obligation semestrielle émise le 20 janvier avec un premier coupon le 15 septembre, la première période court sur près de huit mois au lieu de six : le premier coupon est dit long.
Attention : La date du premier coupon doit appartenir au calendrier de coupons reconstitué depuis l'échéance. Pour une échéance au 15 mars en fréquence semestrielle, les seules dates valides sont le 15 mars et le 15 septembre : toute autre date renvoie #NOMBRE!.
taux
: le taux nominal annuel du coupon, exprimé en décimalC'est le taux d'intérêt que l'émetteur s'engage à payer sur la valeur nominale de l'obligation.
Pour un taux de 4,5 % par an, tu saisis 0,045. Ce taux est fixe pendant toute la durée de vie de l'obligation et détermine le montant de chaque coupon.
rendement
: le rendement annuel exigé par le marché, également appelé taux de rendement actuarielC'est le taux de rentabilité qu'un investisseur obtiendra s'il conserve l'obligation jusqu'à l'échéance.
Si le rendement exigé est de 3,8 % par an, tu saisis 0,038. La comparaison entre le taux nominal et le rendement détermine si l'obligation se négocie au pair, à prime (taux supérieur au rendement) ou à décote (taux inférieur au rendement).
valeur_échéance
: la valeur de remboursement pour 100 unités de valeur nominaleDans la plupart des cas, cette valeur est 100, ce qui signifie que l'obligation est remboursée au pair.
Certaines obligations prévoient un remboursement différent, par exemple 105 avec une prime de remboursement. Cette valeur impacte directement le calcul du prix.
fréquence
: le nombre de paiements de coupons par anLes seules valeurs acceptées sont 1 (annuel), 2 (semestriel, le plus courant) et 4 (trimestriel).
Ce paramètre divise le taux annuel pour calculer le montant de chaque coupon : avec un taux de 5 % et une fréquence 2, chaque coupon vaut 2,5 % de la valeur nominale. Il détermine aussi le calendrier de coupons qui valide ou non ton premier_coupon.
Attention : Les valeurs 1, 2 et 4 sont les seules valides. Toute autre valeur, comme 3 ou 12, renvoie #NOMBRE!.
[base]
: la convention de calcul des jours à utiliser(facultatif)Ce paramètre optionnel détermine comment Excel compte les jours entre les dates.
Valeurs possibles : 0 ou omis = 30/360 américain, 1 = Réel/réel, 2 = Réel/360, 3 = Réel/365, 4 = 30/360 européen. Pour les obligations d'entreprise américaines et européennes, 0 est courant. Pour les obligations d'État françaises, oriente-toi vers 1 ou 3 selon le prospectus.

Exemples pratiques pas à pas
Comment calculer le prix d'une obligation à première période irrégulière avec la fonction PRIX.PCOUPON.IRREG
Une salle de marché place une même obligation à dix ans auprès de plusieurs investisseurs, chacun exigeant son propre rendement. Le titre a été émis le 15 décembre 2024, son premier coupon tombe le 15 mai 2025 et son échéance le 15 mai 2035 : la première période ne couvre que cinq mois au lieu des six habituels.
La fonction PRIX.PCOUPON.IRREG rend le prix propre correspondant à chaque rendement exigé, en tenant compte de cette première période bancale.
- 1Dans une cellule, écris
=PRIX.PCOUPON.IRREG(. - 2En 1er argument : écris la date de règlement,
DATE(2025;1;15). C'est le jour où l'acheteur paie et devient propriétaire du titre, et il se situe après l'émission et avant le premier coupon, ce qui inscrit bien l'achat dans la période irrégulière. - 3En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance,
DATE(2035;5;15). Elle sert au remboursement du capital, mais aussi d'ancrage, car c'est d'elle qu'Excel reconstruit le calendrier des coupons à rebours, ici les 15/05 et les 15/11. - 4En 3ᵉ argument : écris la date d'émission,
DATE(2024;12;15). C'est le point de départ de la première période, et donc ce qui décide de sa longueur, cinq mois jusqu'au premier coupon. - 5En 4ᵉ argument : écris la date du premier coupon,
DATE(2025;5;15). Elle ferme la première période et doit appartenir au calendrier reconstruit depuis l'échéance, faute de quoi la fonction rend#NOMBRE!. - 6En 5ᵉ argument : saisis le taux nominal annuel promis par l'émetteur,
0,045. Il est fixé une fois pour toutes à l'émission et détermine le montant de chaque versement. - 7En 6ᵉ argument : clique sur la cellule du rendement exigé,
B2. C'est le seul argument qui pointe une cellule, puisque c'est lui qui change d'une ligne à l'autre, et son écart au taux fait passer le titre au-dessus ou en dessous du pair. - 8En 7ᵉ argument : saisis la valeur de remboursement au pair,
100. Elle s'exprime toujours pour 100 unités de nominal, tout comme le prix rendu. - 9En 8ᵉ argument : saisis la fréquence,
2, pour deux coupons par an. Elle donne au calendrier son pas de six mois, et c'est par rapport à ce pas que la première période est jugée irrégulière. - 10En 9ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours,
0, soit le 30/360 américain. C'est le seul argument facultatif de la fonction, et Excel l'applique de toute façon si tu l'omets, mais l'écrire rend l'hypothèse lisible pour qui relit le fichier. - 11Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
=PRIX.PCOUPON.IRREG(DATE(2025;1;15); DATE(2035;5;15); DATE(2024;12;15); DATE(2025;5;15); 0,045; B2; 100; 2; 0)115,16 à 2,8 % de rendement, mais seulement 105,94 à 3,8 %. Le prix et le rendement bougent toujours en sens contraire.Comment la date d'émission allonge ou raccourcit la première période dans la fonction PRIX.PCOUPON.IRREG
Quatre titres identiques sur tous les points sauf un : le jour où ils ont été émis. Tous versent leur premier coupon le 15 mai 2025 et arrivent à terme le 15 mai 2035, mais leur première période s'étire ou se resserre selon la date d'émission, et tu veux savoir ce que cela change vraiment au prix.
La fonction PRIX.PCOUPON.IRREG les traite tous avec la même formule, et l'un des quatre te rappelle qu'elle a un domaine d'emploi précis.
- 1Dans une cellule, écris
=PRIX.PCOUPON.IRREG(. - 2En 1er argument : écris la date de règlement,
DATE(2025;1;15). Elle reste figée sur les quatre lignes, si bien que l'achat n'explique aucun des écarts de prix observés. - 3En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance,
DATE(2035;5;15). Elle est identique partout, donc le calendrier des coupons reconstruit depuis elle ne bouge pas d'une ligne à l'autre. - 4En 3ᵉ argument : clique sur la cellule de la date d'émission,
B2. C'est le seul argument qui varie, du 15/05/2024 au 15/12/2024, et c'est lui qui étire ou raccourcit la première période, de douze mois à cinq. - 5En 4ᵉ argument : écris la date du premier coupon,
DATE(2025;5;15). Elle est figée elle aussi, donc la première période se ferme toujours au même jour et seule son ouverture se déplace. - 6En 5ᵉ argument : saisis le taux nominal annuel,
0,045. Il est identique sur les quatre titres et ne participe donc pas à l'écart de prix. - 7En 6ᵉ argument : saisis le rendement exigé,
0,038. Il est lui aussi commun aux quatre lignes, contrairement à l'exemple précédent où il changeait à chaque ligne. - 8En 7ᵉ argument : saisis la valeur de remboursement au pair,
100. Elle vaut pour 100 unités de nominal et reste constante partout. - 9En 8ᵉ argument : saisis la fréquence,
2, pour deux coupons par an. Elle fixe le pas de six mois par rapport auquel la première période est jugée irrégulière. - 10En 9ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours,
0, soit le 30/360 américain. Elle est identique sur toutes les lignes, ce qui laisse la seule date d'émission expliquer les écarts. - 11Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
=PRIX.PCOUPON.IRREG(DATE(2025;1;15); DATE(2035;5;15); B2; DATE(2025;5;15); 0,045; 0,038; 100; 2; 0)105,90 à 105,94, soit environ 0,03 point, autour de 330 € sur un nominal d'un million d'euros. La quatrième ligne est la vraie leçon : une émission au 15/11/2024 tombe exactement une période avant le premier coupon, donc la première période n'a plus rien d'irrégulier, et la fonction refuse le calcul.Comment éviter l'erreur #NOMBRE! de la fonction PRIX.PCOUPON.IRREG sur le calendrier des coupons
Ta formule rend #NOMBRE! alors que toutes tes dates existent, s'enchaînent dans le bon ordre et paraissent réalistes. Le prospectus annonce un premier coupon fin juin, tu l'as saisi tel quel, et Excel refuse obstinément de calculer.
La fonction PRIX.PCOUPON.IRREG n'accepte pas n'importe quelle date de premier coupon : elle exige celle du calendrier qu'elle reconstruit elle-même depuis l'échéance.
- 1Dans une cellule, écris
=PRIX.PCOUPON.IRREG(. - 2En 1er argument : écris la date de règlement,
DATE(2025;1;15). Elle reste identique sur les quatre lignes et respecte partout l'ordre attendu des dates. - 3En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance,
DATE(2035;5;15). C'est le point de départ du calendrier, car en remontant le temps par pas d'une période depuis cette date tu obtiens toutes les dates de coupon valides du titre. - 4En 3ᵉ argument : écris la date d'émission,
DATE(2024;12;15). Elle reste figée sur les quatre lignes, ce qui prouve que l'erreur des deux dernières ne vient pas de l'enchaînement des dates. - 5En 4ᵉ argument : clique sur la cellule du premier coupon,
B2. C'est le seul argument qui varie, et les deux premières lignes tombent sur le calendrier et calculent quand les deux dernières le manquent et rendent#NOMBRE!. - 6En 5ᵉ argument : saisis le taux nominal annuel,
0,045. Il est commun aux quatre lignes et n'entre pas dans l'explication de l'erreur. - 7En 6ᵉ argument : saisis le rendement exigé,
0,038. Il est identique partout et laisse la seule date de premier coupon départager les lignes qui calculent de celles qui échouent. - 8En 7ᵉ argument : saisis la valeur de remboursement au pair,
100. Elle vaut pour 100 unités de nominal et ne change pas d'une ligne à l'autre. - 9En 8ᵉ argument : saisis la fréquence,
2, pour deux coupons par an. Combinée à l'échéance, elle fixe le pas de six mois qui ne laisse subsister que les 15/05 et les 15/11, et à4les 15/02 et les 15/08 deviendraient valides à leur tour. - 10En 9ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours,
0, soit le 30/360 américain. Elle reste la même sur les quatre lignes et n'intervient pas dans le déclenchement de l'erreur. - 11Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée.
=PRIX.PCOUPON.IRREG(DATE(2025;1;15); DATE(2035;5;15); DATE(2024;12;15); B2; 0,045; 0,038; 100; 2; 0)2 n'autorisent que des coupons aux 15/05 et aux 15/11 : ce sont les deux seules dates que la fonction reconnaît. Le 30/06/2025 échoue, et le 15/06/2025 aussi, alors qu'il n'a rien d'exotique. Le jour du mois ne se discute pas, il se déduit de l'échéance.
Les erreurs fréquentes avec la fonction PRIX.PCOUPON.IRREG
Le #NOMBRE! domine ici, et il vient le plus souvent d'une contrainte peu connue : le premier_coupon doit tomber sur le calendrier de coupons reconstitué depuis l'échéance. Une date de premier coupon plausible sur le papier, mais décalée d'une semaine par rapport à ce calendrier, suffit à faire échouer le calcul.
Le reste est plus classique : dates dans le désordre, fréquence autre que 1, 2 ou 4, ou base hors de 0 à 4. Le #VALEUR!, lui, signale du texte là où Excel attend une date.
Erreur #NOMBRE! avec un premier coupon hors calendrier
Excel reconstitue le calendrier des coupons à rebours depuis l'échéance. Pour une échéance au 15 mars et une fréquence semestrielle, les seules dates de coupon valides sont le 15 mars et le 15 septembre. Un premier coupon au 30 juin, même s'il paraît réaliste, renvoie #NOMBRE!.
Solution : Vérifie que ta date de premier coupon coïncide avec le calendrier issu de l'échéance. Compte à rebours depuis l'échéance par pas d'une période (6 mois en semestriel, 3 mois en trimestriel) et vérifie que ton premier coupon tombe bien sur l'une de ces dates.
Erreur #NOMBRE! avec des dates dans le mauvais ordre
L'ordre attendu est émission < règlement < premier_coupon < échéance. Une émission postérieure au règlement, ou un règlement placé après le premier coupon, renvoie #NOMBRE!. Cette erreur survient aussi si le taux ou le rendement est négatif, ou si la fréquence n'est pas 1, 2 ou 4.
Solution : Vérifie que l'émission précède le règlement, qui précède le premier coupon, qui précède l'échéance. Si ton règlement est postérieur au premier coupon, l'obligation a déjà quitté sa période irrégulière et c'est PRIX.TITRE qu'il te faut.
Erreur #VALEUR! avec des dates saisies en texte
L'erreur #VALEUR! apparaît quand Excel ne reconnaît pas les dates fournies comme des dates valides, généralement parce qu'elles ont été saisies comme du texte entre guillemets.
Solution : Utilise toujours la fonction DATE(année; mois; jour) pour créer tes dates dans la formule, ou réfère-toi à des cellules correctement formatées en date. Correct : DATE(2025;3;15) ou une référence de cellule. Incorrect : une date entre guillemets.

Astuces avancées avec PRIX.PCOUPON.IRREG
Reconstitue le calendrier avant de saisir le premier coupon
La cause numéro un de #NOMBRE! sur cette fonction est un premier coupon qui ne tombe pas sur le calendrier reconstitué depuis l'échéance. Avant de saisir quoi que ce soit, pars de la date d'échéance et remonte le temps par pas d'une période.
Tu peux automatiser ce contrôle avec =MOIS.DECALER(échéance; -12/fréquence*n) pour générer les dates valides, et vérifier que ton premier coupon figure bien dans la liste.
Mesure l'apport de la fonction face à PRIX.TITRE
Compare ton résultat avec celui de PRIX.TITRE sur les mêmes données pour mesurer ce que l'irrégularité change réellement. Sur l'obligation de l'exemple 1, l'écart est de 105,77 contre 105,78, soit environ 0,013 point.
C'est peu en apparence, mais cela représente 128 € sur un nominal d'un million d'euros, ce qui suffit à justifier la bonne fonction dans un contexte de valorisation auditée.
Automatise avec des zones de paramètres nommées
Crée une zone de saisie des paramètres dans ton classeur avec des noms de plage explicites (DateReglement, DateEcheance, DateEmission, PremierCoupon, TauxNominal). Ta formule devient immédiatement lisible.
Cette approche facilite les analyses de sensibilité, où tu veux faire varier un seul paramètre à la fois, typiquement le rendement exigé, pour construire des scénarios.
Questions fréquentes
Elle survient quand l'intervalle entre la date d'émission d'une obligation et le premier versement de coupon ne correspond pas à la fréquence normale des coupons. Elle peut être courte (inférieure à la période normale) ou longue (supérieure). Dans la pratique, c'est le cas de la quasi-totalité des nouvelles émissions, puisqu'il est rare qu'une émission tombe exactement sur une date de coupon.
PRIX.PCOUPON.IRREG est utilisée pour les obligations dont la première période de coupon est irrégulière. PRIX.TITRE suppose que tous les coupons sont régulièrement espacés. Sur la nouvelle émission de l'exemple 1, l'écart mesuré est de 105,77 contre 105,78 : réel, mais modeste. Il devient significatif sur les gros nominaux et lorsque la première période s'écarte fortement de la normale.
Le coupable le plus fréquent est la date du premier coupon. Excel exige qu'elle appartienne au calendrier de coupons reconstitué à rebours depuis l'échéance. Pour une échéance au 15 mars et une fréquence semestrielle, seuls le 15 mars et le 15 septembre conviennent. Un premier coupon au 30 juin échoue, même si l'ordre des dates est par ailleurs respecté.
Le P de PCOUPON signifie Premier (ODDFPRICE en anglais), le D de DCOUPON signifie Dernier (ODDLPRICE). PRIX.PCOUPON.IRREG traite l'irrégularité de début de vie et réclame la date d'émission et celle du premier coupon, soit 8 arguments obligatoires. PRIX.DCOUPON.IRREG traite l'irrégularité de fin de vie et se contente de la date du dernier coupon régulier, soit 7 arguments obligatoires.
Pour la plupart des obligations corporate européennes, la convention 0 (30/360) est courante. Pour les obligations d'État françaises, oriente-toi vers 1 (Réel/réel) ou 3 (Réel/365) selon le prospectus.
Si tu omets ce paramètre, Excel applique 0 par défaut sans t'avertir. Consulte toujours la documentation du titre pour connaître la convention exacte.
Non, elle est conçue pour les obligations qui versent des coupons périodiques. Pour les obligations zéro-coupon, qui ne versent qu'un montant unique à l'échéance, utilise PRIX.TITRE.ECHEANCE. Pour un titre escompté coté en pourcentage du pair, comme un bon du Trésor, c'est VALEUR.ENCAISSEMENT qui convient.
Pour aller plus loin
Continue sur ta lancée après la fonction PRIX.PCOUPON.IRREG : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.
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