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Qu'est-ce que la fonction COMPLEXE.CSC ?

Définition
La fonction COMPLEXE.CSC calcule la cosécante d'un nombre complexe fourni sous forme de texte au format "a+bi". Elle retourne `csc(z) = 1/sin(z)`, résultat lui-même exprimé comme nombre complexe.

Tu sors COMPLEXE.CSC quand ton calcul retombe sur l'inverse d'un sinus complexe et que tu ne veux pas repasser par une division manuelle à chaque ligne. C'est l'outil des ingénieurs en traitement du signal, en physique quantique, en acoustique ou en analyse de circuits, dès qu'un phénomène ondulatoire s'exprime plus naturellement dans le plan complexe qu'en réel.

Elle étend la fonction cosécante classique au domaine des nombres complexes. Excel représente ces nombres sous forme de texte au format "a+bi" ou "a+bj", et la fonction retourne un résultat lui-même complexe, avec sa propre partie réelle et partie imaginaire.

Syntaxe

=COMPLEXE.CSC(nombre_complexe)

Clique sur un argument pour aller à son explication.

Dans Google Sheets, cette fonction s'appelle IMCSC (IM pour "imaginary", CSC pour "cosecant"). La syntaxe est identique : =IMCSC(nombre_complexe).

Lucas, la mascotte du Dojo, inspecte les arguments de la fonction à la loupe

Comprendre chaque paramètre de la fonction COMPLEXE.CSC

1

nombre_complexe

: c'est ton nombre complexe au format texte, écrit sous la forme `"a+bi"` ou `"a+bj"` (où a est la partie réelle et b la partie imaginaire)

Tu peux utiliser la fonction COMPLEXE() pour créer ce nombre, ou l'écrire directement entre guillemets comme "3+4i". Excel accepte aussi les notations avec "j" à la place de "i" (convention ingénieur).

Exemples valides : "2+3i" (nombre complexe 2 + 3i), "5-2j" (notation ingénieur), "4i" (partie réelle nulle), "7" (nombre réel 7 + 0i).

Comprendre la cosécante complexe

La cosécante est l'inverse du sinus : csc(z) = 1/sin(z). Quand z est un nombre complexe, le sinus complexe fait intervenir des exponentielles complexes, et la cosécante hérite de ces propriétés.

Pour un nombre complexe z = a + bi, la cosécante complexe est donc : csc(a + bi) = 1 / sin(a + bi). Le résultat a lui-même une partie réelle et une partie imaginaire. La cosécante est indéfinie là où sin(z) = 0, mais Excel ne le signale que sur le zéro exact : =COMPLEXE.CSC("0") rend #NOMBRE!, tandis que =COMPLEXE.CSC(COMPLEXE(PI(); 0)) rend 309488357722796 sans la moindre erreur.

Lucas, la mascotte du Dojo, fait une démonstration pas à pas de la fonction dans Excel

Exemples pratiques pas à pas

Exemple 1

Comment calculer la cosécante d'une impédance avec la fonction COMPLEXE.CSC

Ton relevé aligne dix-huit composants dont l'impédance est déjà écrite au format complexe 3+4i, et le modèle que tu alimentes réclame la cosécante de chacune. Poser ce calcul à la main supposerait de sortir le sinus complexe puis d'inverser un nombre complexe, ce qui demande une multiplication par le conjugué à chaque ligne. La fonction COMPLEXE.CSC enchaîne les deux opérations pour toi.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COMPLEXE.CSC(.
  2. 2
    En 1er argument : clique sur la cellule qui porte l'impédance à traiter, B2. Elle contient le texte 3+4i, et c'est exactement le format "a+bi" que la fonction attend. Comme la formule pointe la cellule plutôt que le nombre recopié à la main, corriger un relevé suffit à mettre la cosécante à jour.
  3. 3
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée, puis recopie la formule vers le bas. Chaque ligne rend alors sa propre cosécante au format texte complexe. L'impédance 5-2i de la ligne suivante donne ainsi -0,256341476073085+0,0731013624832799i.
Au final, ta formule devrait ressembler à ça :=COMPLEXE.CSC(B2)
Explication
La fonction inverse le sinus complexe de l'impédance, et c'est ce qui explique la petitesse du résultat. Une partie imaginaire de 4 fait grimper le sinus complexe au-delà de 27 en amplitude, donc son inverse retombe autour de 0,037. Le composant 2+6i, dont la partie imaginaire est plus grande encore, rend une cosécante plus petite d'un ordre de grandeur.
Exemple 2

Comment obtenir l'amplitude d'une cosécante avec la fonction COMPLEXE.CSC

La cosécante que tu viens de sortir est une chaîne de caractères à deux composantes, et ton tableau de synthèse n'accepte qu'une valeur par composant. Ce qu'il te faut, c'est l'amplitude de cette cosécante, celle qui dira lesquels de tes composants pèsent réellement dans le calcul. Imbriquer la fonction COMPLEXE.CSC dans COMPLEXE.MODULE produit ce nombre unique.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COMPLEXE.MODULE(.
  2. 2
    En 1er argument : écris la cosécante à mesurer et referme-la, COMPLEXE.CSC(B2). La fonction COMPLEXE.CSC rend la cosécante de l'impédance 3+4i sous forme de texte à deux composantes, et c'est ce texte que COMPLEXE.MODULE reçoit directement, sans cellule intermédiaire pour le stocker.
  3. 3
    Ferme la parenthèse de la fonction COMPLEXE.MODULE et appuie sur Entrée. Celle de la fonction COMPLEXE.CSC a déjà été refermée à l'étape précédente. Il ne reste qu'à recopier la formule vers le bas, où chaque ligne enchaîne les deux fonctions sur sa propre impédance.
Voici la formule que tu obtiens à la fin :=COMPLEXE.MODULE(COMPLEXE.CSC(B2))
Explication
L'imbrication impose son ordre : la fonction COMPLEXE.CSC rend d'abord la cosécante complexe, puis COMPLEXE.MODULE la mesure et sort 0,03664308. Ce nombre redevient manipulable par les opérateurs ordinaires, alors que la chaîne complexe dont il provient bloquait le moindre *.
Exemple 3

Comment traiter l'erreur #NOMBRE! d'une ligne vide avec la fonction COMPLEXE.CSC

Un relevé arrive rarement complet, et la ligne dont l'impédance n'a pas été saisie doit se voir avant d'atteindre ta synthèse. La cosécante a ceci de confortable qu'elle ne laisse rien passer en silence : sur une cellule vide, elle refuse net de calculer et le signale par une erreur, qu'il suffit alors de traduire en message lisible.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =SIERREUR(.
  2. 2
    En 1er argument : écris le calcul à surveiller et referme-le, COMPLEXE.CSC(B2). La cellule B2 de la ligne Z-01 est vide, or une cellule vide est lue comme un zéro. Le sinus de zéro valant zéro, la cosécante refuse cette division et rend #NOMBRE!.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : saisis le message qui prend la place de l'erreur, "Impédance à saisir". Les guillemets sont obligatoires pour que ces trois mots soient traités comme du texte. Le lecteur voit ainsi ce qu'il manque à la ligne, et non un code technique.
  4. 4
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée, puis recopie la formule vers le bas. Les lignes dont l'impédance est renseignée rendent leur cosécante, et seule la ligne incomplète bascule sur le message.
Une fois les morceaux assemblés, ta formule donne ça :=SIERREUR(COMPLEXE.CSC(B2); "Impédance à saisir")
Explication
Une cellule vide est lue comme un zéro, or le sinus de zéro vaut zéro et la cosécante refuse cette division : la fonction COMPLEXE.CSC lève #NOMBRE!. C'est une bonne nouvelle, parce qu'une vraie erreur s'intercepte, et SIERREUR la remplace ici par un message qui désigne la ligne à compléter.
Lucas, la mascotte du Dojo, l'air gêné face à une erreur Excel

Les erreurs fréquentes avec la fonction COMPLEXE.CSC

Comme la cosécante divise par le sinus, c'est ce dénominateur qui te joue des tours, mais pas comme on le raconte. Seul le zéro exact fait tomber sin(z) à zéro aux yeux d'Excel et déclenche #NOMBRE! : sur π, tu récupères 309488357722796, un nombre démesuré que SIERREUR laisse filer puisque ce n'est pas une erreur.

L'autre écueil n'a rien de mathématique : une cellule vide ou un texte comme "abc" rendent #NOMBRE! eux aussi. Un nombre brut, en revanche, ne pose aucun problème et se calcule sans guillemets.

Erreur #NOMBRE! sur un zéro exact

COMPLEXE.CSC retourne #NOMBRE! quand le sinus vaut exactement zéro, ce qui provoque une division par zéro. En pratique, seul z = 0 y parvient, et une cellule vide compte pour un zéro. Sur les autres multiples de π, la fonction calcule : "3,14159+0i" rend 376847,997571061, sans erreur.

Solution : Protège le zéro avec =SIERREUR(COMPLEXE.CSC(A1); "Non défini"), qui suffit pour ce cas. Aux abords des pôles, teste plutôt l'ordre de grandeur du résultat, car aucune erreur ne viendra t'avertir.

Erreur #NOMBRE! sur un argument mal formé

COMPLEXE.CSC retourne #NOMBRE!, et non #VALEUR!, si l'argument n'est pas un nombre complexe valide : une chaîne "abc", un suffixe absent ("3+4") ou en majuscule ("3+4I"). Un nombre simple non formaté en complexe, lui, passe très bien : =COMPLEXE.CSC(7) rend 1,52210106256373.

Solution : Assure-toi que ton argument est bien au format "a+bi" ou "a+bj", suffixe en minuscule. Utilise =COMPLEXE(partieReelle; partieImaginaire; "i") pour construire le nombre correctement avant de le passer à COMPLEXE.CSC.

FAQ

Questions fréquentes

La cosécante d'un nombre complexe est l'inverse du sinus complexe : csc(z) = 1/sin(z). Pour un nombre complexe z = a + bi, cette fonction combine des exponentielles complexes et retourne un résultat également complexe, très utile en traitement du signal et en physique ondulatoire pour modéliser des phénomènes périodiques avec atténuation.

Ressources

Pour aller plus loin

Continue sur ta lancée après la fonction COMPLEXE.CSC : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.

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