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Qu'est-ce que la fonction PRIX.DCOUPON.IRREG ?

Définition
La fonction PRIX.DCOUPON.IRREG calcule le prix d'achat d'une obligation dont la dernière période de coupon ne correspond pas à la fréquence habituelle. Le résultat est exprimé pour une valeur nominale de 100 et correspond au prix propre, hors intérêts courus.

PRIX.DCOUPON.IRREG (ODDLPRICE en anglais) te sert dès que PRIX.TITRE ne colle plus à ton obligation, parce que le dernier versement de coupon ne tombe pas sur un cycle rond. Trader obligataire, analyste financier ou gestionnaire de portefeuille, c'est l'outil qui te fait passer d'un dernier coupon décalé à un prix fiable, sans bricoler un calcul manuel.

Concrètement, elle couvre tous les cas où l'obligation arrive à maturité avec une dernière période plus courte ou plus longue que la normale : un titre semestriel dont la dernière fenêtre ne fait que 5 mois, une obligation trimestrielle dont l'échéance décale le calendrier, ou un emprunt remboursé par anticipation. Dans ces situations, la fonction PRIX.TITRE ne suffit plus tout à fait.

Syntaxe

Clique sur un argument pour aller à son explication.

L'ordre des dates est strict : dernier_coupon < règlement < échéance. Autrement dit, la fonction ne s'utilise que lorsque tu es déjà entré dans la dernière période, celle qui est irrégulière. Un dernier_coupon postérieur ou même égal au règlement renvoie #NOMBRE!.

Lucas, la mascotte du Dojo, inspecte les arguments de la fonction à la loupe

Comprendre chaque paramètre de la fonction PRIX.DCOUPON.IRREG

Sur les huit arguments, sept sont obligatoires et seul base peut être omis (Excel retombe alors sur la convention 30/360 US). Le piège tient surtout aux trois dates : tu dois respecter l'ordre dernier_coupon < règlement < échéance, sinon le calcul casse.

Garde aussi en tête que taux est figé à l'émission tandis que rendement bouge avec le marché : c'est l'écart entre les deux qui fait passer ton titre sous ou au-dessus de 100.

1

règlement

: la date de règlement correspond à la date à laquelle tu achètes le titre

C'est le jour où la transaction est effectivement réalisée et où tu paies le prix de l'obligation.

Cette date doit être postérieure à la date du dernier coupon versé et antérieure à la date d'échéance. En pratique, c'est souvent la date du jour, ou une date proche si tu valorises un portefeuille existant.

2

échéance

: la date d'échéance est la date à laquelle l'obligation arrive à maturité et où tu recevras le remboursement du capital ainsi que le dernier coupon. Cette date doit être postérieure à la date de règlement

C'est l'intervalle entre dernier_coupon et échéance qui définit l'irrégularité : s'il ne correspond pas à une période normale (6 mois pour un titre semestriel), la dernière période est dite courte ou longue.

3

dernier_coupon

: la date du dernier coupon régulier versé, avant le coupon final irrégulier

Cette date permet à Excel de calculer les intérêts courus et de mesurer la durée réelle de la dernière période.

C'est le paramètre qui donne son sens à la fonction : il dit où s'arrête le rythme régulier et où commence la dernière période bancale.

Attention : La date du dernier coupon doit être strictement antérieure à la date de règlement. Un dernier_coupon égal ou postérieur au règlement renvoie #NOMBRE!.

4

taux

: le taux d'intérêt nominal annuel de l'obligation, exprimé en décimal

Si ton obligation paie un coupon de 4,5 % par an, tu saisis 0,045 (ou l'écriture 4,5%).

Ce taux est fixé à l'émission et détermine le montant des coupons. Il ne change jamais pendant la vie du titre, contrairement au rendement qui fluctue avec le prix de marché.

5

rendement

: le rendement annuel exigé par le marché pour ce type d'obligation, exprimé en décimal

C'est le taux de rendement actuariel que tu attends de ton investissement.

Si le rendement exigé est supérieur au taux nominal, l'obligation se négocie à décote (prix inférieur à 100). S'il est inférieur, elle se négocie à prime. C'est ce paramètre qui reflète les conditions actuelles du marché.

6

valeur_échéance

: la valeur de remboursement du titre à l'échéance, exprimée pour `100` unités de valeur nominale

Dans la plupart des cas, cette valeur est 100, car les obligations sont remboursées au pair.

Certaines obligations remboursables par anticipation prévoient une prime : la valeur peut alors monter à 102 ou 105. Ce paramètre influence directement le prix calculé.

7

fréquence

: le nombre de paiements de coupons par an

Ce paramètre accepte uniquement trois valeurs : 1 pour un paiement annuel, 2 pour un paiement semestriel (le plus courant), 4 pour un paiement trimestriel.

C'est la fréquence qui définit ce qu'est une période normale, et donc ce qui rend la dernière période irrégulière.

Attention : Les valeurs 1, 2 et 4 sont les seules valides. Toute autre valeur, comme 3 ou 12, renvoie #NOMBRE!.

8

[base]

: la convention de comptage des jours à utiliser pour le calcul(facultatif)

Ce paramètre optionnel accepte des valeurs de 0 à 4 : 0 ou omis = 30/360 US, 1 = Réel/réel, 2 = Réel/360, 3 = Réel/365, 4 = 30/360 européen.

Si tu l'omets, Excel utilise le 30/360 US. Pour les obligations d'État françaises (OAT), utilise plutôt 1 ou 3 selon le prospectus du titre.

Ce qu’il faut retenir
Retiens la lettre du milieu : le D de DCOUPON, c'est Dernier, et la fonction attend donc la date du dernier coupon régulier. Sa jumelle PRIX.PCOUPON.IRREG, avec un P comme Premier, traite l'irrégularité de début de vie et réclame en plus la date d'émission.
Lucas, la mascotte du Dojo, fait une démonstration pas à pas de la fonction dans Excel

Exemples pratiques pas à pas

Exemple 1

Comment pricer une obligation dont la dernière période est courte avec la fonction PRIX.DCOUPON.IRREG

Tu es trader obligataire et un client te demande une cotation sur une obligation d'entreprise qui arrive à échéance dans trois mois. En ouvrant la fiche du titre, tu remarques que le dernier coupon régulier est tombé le 15 novembre 2024 alors que le remboursement est fixé au 15 avril 2025 : cette dernière période ne dure que cinq mois au lieu des six normaux pour un titre semestriel. PRIX.TITRE, qui suppose des périodes toutes égales, n'est plus la bonne fonction ici.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =PRIX.DCOUPON.IRREG(.
  2. 2
    En 1er argument : écris la date de règlement, DATE(2025;1;15). C'est le jour où la transaction se dénoue et où ton client sort l'argent, donc la date depuis laquelle le prix est calculé. Passe par la fonction DATE plutôt que par du texte, pour qu'Excel manipule un vrai numéro de série.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance, DATE(2025;4;15). C'est le terme de l'obligation, le jour où l'émetteur rembourse le capital et verse le dernier coupon.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : écris la date du dernier coupon régulier déjà versé, DATE(2024;11;15). C'est une date située derrière toi, pas le coupon final à venir, et elle marque la frontière entre le rythme normal du titre et la dernière période bancale. L'ordre dernier coupon, puis règlement, puis échéance doit être respecté, sinon la formule renvoie #NOMBRE!.
  5. 5
    En 4ᵉ argument : saisis le taux nominal, 4,5%. Il est gravé dans le contrat d'émission, sert uniquement à calculer le montant des coupons et ne bouge jamais pendant la vie du titre.
  6. 6
    En 5ᵉ argument : saisis le rendement exigé par le marché aujourd'hui, 3,8%. Celui-là fluctue tous les jours avec les conditions de taux, et c'est son écart avec le taux nominal qui fait basculer le prix au-dessus ou en dessous de 100.
  7. 7
    En 6ᵉ argument : saisis la valeur de remboursement pour 100 de nominal, 100. Ici le remboursement se fait au pair, mais un titre remboursé avec prime porterait 102 ou 105.
  8. 8
    En 7ᵉ argument : saisis la fréquence des coupons, 2, pour un versement semestriel. Cet argument définit ce qu'est une période normale (six mois) et donc, par contraste, en quoi la dernière est irrégulière. Seules les valeurs 1, 2 et 4 sont acceptées.
  9. 9
    En 8ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours, 0. C'est le 30/360 US utilisé sur la plupart des obligations corporate, et elle mérite d'être vérifiée dans le prospectus plutôt que laissée au hasard du défaut.
  10. 10
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée. Le nombre obtenu, 100,17, est un prix propre : pour connaître le montant réellement à décaisser, ajoute les intérêts courus depuis le 15 novembre avec INTERET.ACC.
Au final, ta formule devrait ressembler à ça :=PRIX.DCOUPON.IRREG(DATE(2025;1;15); DATE(2025;4;15); DATE(2024;11;15); 4,5%; 3,8%; 100; 2; 0)
Explication
Le titre rapporte 4,5 % alors que le marché ne réclame plus que 3,8 % pour ce niveau de risque : il paie donc mieux que ses concurrents, et les acheteurs acceptent de le payer un peu plus cher que sa valeur de remboursement. D'où le prix de 100,17, légèrement au-dessus du pair. Le surplus reste minuscule parce qu'il ne reste que trois mois de coupon avantageux à encaisser avant le remboursement, pas dix ans. La même obligation passée à PRIX.TITRE, qui suppose une dernière période normale, donnerait 100,16 : l'écart de 0,0035 point paraît dérisoire, mais il représente tout de même 35 € sur un nominal d'un million.
Exemple 2

Comment valoriser une obligation d'État en Réel/réel avec la fonction PRIX.DCOUPON.IRREG

Tu es analyste dans un fonds obligataire et le reporting mensuel doit partir vendredi. Une obligation d'État de ton portefeuille arrive à échéance le 1er mai 2025 alors que son dernier coupon régulier est tombé le 1er décembre 2024, ce qui donne une dernière période de cinq mois au lieu de six. Une différence de taille avec l'exemple précédent : le prospectus de ce titre impose la convention Réel/réel, et non le 30/360 par défaut d'Excel.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =PRIX.DCOUPON.IRREG(.
  2. 2
    En 1er argument : écris la date de règlement, DATE(2025;3;1). Sur une valorisation de portefeuille, ce n'est pas la date d'un achat réel mais celle à laquelle tu arrêtes tes comptes, ici le premier jour du mois de reporting.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance, DATE(2025;5;1). C'est le jour du remboursement du capital par l'État émetteur.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : écris la date du dernier coupon régulier, DATE(2024;12;1). Vérifie une fois de plus l'enchaînement des trois dates : le 1er décembre précède ton règlement du 1er mars, qui précède l'échéance du 1er mai. Ces cinq mois entre coupon et échéance, au lieu des six attendus, sont précisément ce qui justifie cette fonction.
  5. 5
    En 4ᵉ argument : saisis le taux nominal, 2,75%. C'est celui qui figure sur le titre depuis son émission.
  6. 6
    En 5ᵉ argument : saisis le rendement de marché, 2,90%. Il est ici supérieur au taux nominal, ce qui annonce d'avance un prix sous le pair et te sert de test de cohérence avant même de lire le résultat.
  7. 7
    En 6ᵉ argument : saisis la valeur de remboursement, 100. L'obligation est remboursée au pair, sans prime.
  8. 8
    En 7ᵉ argument : saisis la fréquence des coupons, 2. Le titre verse un coupon tous les six mois.
  9. 9
    En 8ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours, 1. C'est le Réel/réel, la vraie différence avec l'exemple 1, où Excel compte les jours calendaires réels au lieu de les arrondir à des mois de 30 jours. Sur une période irrégulière ce décompte pèse directement sur le prix, et laisser le 0 par défaut donnerait un chiffre légèrement faux dans ton reporting.
  10. 10
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée. Le titre se négocie en décote, à 99,97, le rabais compensant le manque à gagner sur les coupons restants.
Voici la formule que tu obtiens à la fin :=PRIX.DCOUPON.IRREG(DATE(2025;3;1); DATE(2025;5;1); DATE(2024;12;1); 2,75%; 2,90%; 100; 2; 1)
Explication
Le rapport de force s'inverse par rapport à l'exemple 1 : le titre ne sert que 2,75 % alors que le marché en réclame 2,90 %. Il paie donc moins bien que ses concurrents, et personne n'accepte de le payer 100. Il se négocie en décote, à 99,97, le rabais compensant très exactement le manque à gagner sur les coupons restants. Si la décote paraît infime, c'est qu'il ne reste que deux mois à courir : plus l'échéance approche, plus le prix se colle à la valeur de remboursement, quel que soit le niveau des taux.
Exemple 3

Comment traiter une dernière période longue sur un titre trimestriel avec la fonction PRIX.DCOUPON.IRREG

Tu gères un portefeuille obligataire et tu hésites à céder une obligation corporate à coupons trimestriels avant son échéance du 15 mai 2025. Son dernier coupon régulier a été versé le 31 janvier, ce qui laisse une dernière période de trois mois et demi alors qu'un titre trimestriel en compte normalement trois. L'irrégularité joue cette fois dans l'autre sens que dans les exemples précédents : la période est plus longue que la normale, pas plus courte.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =PRIX.DCOUPON.IRREG(.
  2. 2
    En 1er argument : écris la date de règlement, DATE(2025;3;15). C'est la date à laquelle tu envisages de céder le titre, donc celle à laquelle tu veux connaître son prix.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : écris la date d'échéance, DATE(2025;5;15). C'est le terme du titre si tu décides au contraire de le conserver jusqu'au bout.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : écris la date du dernier coupon régulier, DATE(2025;1;31). Compte l'intervalle qui la sépare de l'échéance : du 31 janvier au 15 mai, cela fait environ trois mois et demi, contre trois mois pour une période trimestrielle normale. La dernière période est donc longue, et c'est bien ce décalage qui impose PRIX.DCOUPON.IRREG plutôt que PRIX.TITRE.
  5. 5
    En 4ᵉ argument : saisis le taux nominal, 5,25%. C'est lui qui détermine le montant de chaque coupon trimestriel.
  6. 6
    En 5ᵉ argument : saisis le rendement exigé par le marché, 5,10%. Il est cette fois inférieur au taux nominal, ce qui te garantit d'avance un prix au-dessus de 100.
  7. 7
    En 6ᵉ argument : saisis la valeur de remboursement, 100. Le titre est remboursé au pair.
  8. 8
    En 7ᵉ argument : saisis la fréquence des coupons, 4, pour un versement trimestriel. Cet argument est déterminant ici : c'est lui qui fixe la période de référence à trois mois et rend visible l'allongement de la dernière fenêtre. Avec 2 par erreur, Excel calculerait sans broncher, mais sur une période de six mois, et le prix serait faux.
  9. 9
    En 8ᵉ argument : saisis la convention de comptage des jours, 0. C'est le 30/360 US de ce titre corporate.
  10. 10
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée. La prime de 0,02 point mesure ce que le marché est prêt à te payer aujourd'hui en plus de ce que l'émetteur te versera dans deux mois.
Une fois les morceaux assemblés, ta formule donne ça :=PRIX.DCOUPON.IRREG(DATE(2025;3;15); DATE(2025;5;15); DATE(2025;1;31); 5,25%; 5,10%; 100; 4; 0)
Explication
Le titre sert 5,25 % quand le marché n'exige que 5,10 %, il vaut donc un peu plus que sa valeur de remboursement : d'où la prime, à 100,02. Cette prime est encore plus mince que celle de l'exemple 1 parce que l'écart de taux y est deux fois plus faible (15 points de base contre 70) et qu'il ne reste que deux mois à courir. La leçon à retenir tient au signe : que la dernière période soit trop courte ou trop longue, la fonction s'en accommode sans broncher, et c'est toujours l'écart entre taux et rendement qui décide du sens du prix.
L’erreur fatale
PRIX.DCOUPON.IRREG renvoie le prix propre, sans les intérêts courus. Sur le marché, tu règles le prix propre plus les intérêts courus : si tu oublies d'ajouter INTERET.ACC, tu sous-estimes le montant réellement à payer.
Lucas, la mascotte du Dojo, l'air gêné face à une erreur Excel

Les erreurs fréquentes avec la fonction PRIX.DCOUPON.IRREG

Le #NOMBRE! est de loin le plus fréquent ici, et il pointe presque toujours des dates dans le désordre. Retiens l'ordre attendu, dernier_coupon < règlement < échéance : c'est contre-intuitif, car on imagine souvent le dernier coupon quelque part devant soi alors qu'il est forcément derrière.

Il couvre aussi une fréquence autre que 1, 2 ou 4, et une base hors de l'intervalle 0 à 4. Le #VALEUR!, lui, trahit du texte là où la fonction attend un nombre ou une date.

Erreur #NOMBRE! due à des dates dans le mauvais ordre

L'ordre attendu est dernier_coupon < règlement < échéance. L'erreur classique consiste à saisir le dernier coupon comme s'il était à venir, par exemple un dernier coupon au 01/03/2028 pour un règlement au 15/03/2026. La fonction ne s'utilise que lorsque tu es déjà entré dans la dernière période irrégulière.

Solution : Vérifie que la date du dernier coupon est bien antérieure à ton règlement avec un test explicite : =SI(ET(dernier_coupon < règlement; règlement < échéance); "OK"; "Erreur dates"). Si ton règlement précède le dernier coupon régulier, le titre n'est pas encore dans sa période irrégulière et c'est PRIX.TITRE qu'il te faut.

Erreur #NOMBRE! due à une fréquence ou une base invalide

La fréquence n'accepte que 1, 2 ou 4. Toute autre valeur, comme 3 ou 12, renvoie #NOMBRE!. De même, la base doit rester dans l'intervalle 0 à 4, et un taux ou un rendement négatif déclenche la même erreur.

Solution : Contrôle que la fréquence vaut strictement 1, 2 ou 4, et que ta base est un entier entre 0 et 4. Assure-toi aussi que taux et rendement sont exprimés en décimal positif (0,045 pour 4,5 %).

Confusion entre prix propre et montant réellement payé

PRIX.DCOUPON.IRREG retourne le prix propre (clean price), sans les intérêts courus. Sur les marchés, on règle le prix propre augmenté des intérêts courus depuis le dernier coupon. Ne pas les ajouter conduit à sous-évaluer le montant réel à décaisser.

Solution : Pour obtenir le montant réel à payer, ajoute les intérêts courus calculés avec INTERET.ACC : =PRIX.DCOUPON.IRREG(...) + INTERET.ACC(...). Cette étape est incontournable avant tout règlement réel.

Lucas, la mascotte du Dojo, avec une ampoule, partage des astuces avancées

Astuces avancées avec PRIX.DCOUPON.IRREG

1Astuce

Mesure ce que l'irrégularité te coûte vraiment

Compare systématiquement ton résultat avec celui de PRIX.TITRE sur les mêmes données. Si l'écart est nul, la dernière période n'était en réalité pas irrégulière et tu peux rester sur PRIX.TITRE.
Sur l'obligation de l'exemple 1, l'écart est réel mais modeste : 100,17 contre 100,16, soit environ 0,0035 point. Cela reste 35 € sur un nominal d'un million d'euros, ce qui suffit à justifier la bonne fonction dans un contexte d'audit.

2Astuce

Utilise des plages nommées pour garder la formule lisible

Avec huit paramètres, la formule devient vite illisible. Crée des plages nommées pour chacun (DateReglement, DateEcheance, DernierCoupon, TauxNominal, RendementMarche, Frequence, Base).
Ta formule devient alors =PRIX.DCOUPON.IRREG(DateReglement; DateEcheance; DernierCoupon; TauxNominal; RendementMarche; 100; Frequence; Base), et tu modifies les valeurs dans les cellules sans jamais toucher à la formule.

3Astuce

Vérifie la base contre le prospectus

La convention de comptage des jours change le prix, surtout sur les périodes irrégulières où le décompte exact des jours devient déterminant. Les obligations corporate américaines et européennes utilisent souvent 30/360 (base 0), les obligations d'État plutôt Réel/réel (base 1).
Si tu omets le paramètre, Excel bascule en 30/360 US sans prévenir. Consulte le prospectus d'émission plutôt que de te fier au défaut.

FAQ

Questions fréquentes

PRIX.DCOUPON.IRREG est conçue pour valoriser un titre dont la dernière période de coupon est irrégulière, plus courte ou plus longue que la normale. PRIX.TITRE, elle, suppose des périodes de coupons régulières jusqu'à l'échéance. Sur une obligation semestrielle dont la dernière période ne fait que cinq mois, l'écart existe mais reste faible : 100,17 contre 100,16 dans l'exemple 1, soit 35 € sur un nominal d'un million. Il devient significatif sur les gros portefeuilles et dans un contexte d'audit.

Ressources

Pour aller plus loin

Continue sur ta lancée après la fonction PRIX.DCOUPON.IRREG : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.

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