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Qu'est-ce que la fonction COMPLEXE.CSCH ?

Définition
La fonction COMPLEXE.CSCH retourne la cosécante hyperbolique d'un nombre complexe exprimé sous forme de texte au format "a+bi" ou "a+bj".

COMPLEXE.CSCH te sert dès que ton calcul de propagation, de diffusion ou de champ électromagnétique réclame l'inverse d'un sinus hyperbolique complexe : sans cette fonction, il faudrait calculer ce sinus à la main puis l'inverser par son conjugué, ligne après ligne.

Excel dispose déjà de CSCH pour les nombres réels. COMPLEXE.CSCH étend ce calcul au plan complexe, et elle prend en charge les deux cas : elle accepte aussi bien un nombre réel "2" (traité comme "2+0i") qu'un nombre complexe "2+3i".

Syntaxe

=COMPLEXE.CSCH(nombre_complexe)

La cosécante hyperbolique a une singularité (pôle) en z = 0 et en z = nπi pour tout entier n. Seul le zéro exact déclenche #NOMBRE! : sur nπi, Excel ne lève aucune erreur et rend un nombre démesuré comme -309488357722796i.

Lucas, la mascotte du Dojo, inspecte les arguments de la fonction à la loupe

Comprendre chaque paramètre de la fonction COMPLEXE.CSCH

1

nombre_complexe

: ton nombre complexe sous forme de texte au format `"a+bi"` ou `"a+bj"`, où `a` est la partie réelle et `b` la partie imaginaire

Par exemple : "3+4i", "2-5i", "0+2i".

Tu peux aussi passer une référence de cellule contenant un nombre complexe, ou utiliser COMPLEXE(partie_réelle; partie_imaginaire) pour construire ton nombre dynamiquement à partir de deux cellules.

Attention : Le suffixe i ou j doit être en minuscule : "3+4I" déclenche #NOMBRE!. Les espaces autour du signe sont en revanche tolérés, "3 + 4i" passe exactement comme "3+4i". Sans guillemets, 3+4i n'est pas une formule qu'Excel accepte : la saisie est refusée avant même le calcul.

Lucas, la mascotte du Dojo, fait une démonstration pas à pas de la fonction dans Excel

Exemples pratiques pas à pas

Exemple 1

Comment calculer la cosécante hyperbolique d'une impédance avec la fonction COMPLEXE.CSCH

Ton relevé porte dix-huit composants dont l'impédance est notée au format complexe 3+4i, et le calcul de propagation que tu conduis réclame la cosécante hyperbolique de chacune. La poser à la main obligerait à calculer un sinus hyperbolique complexe, puis à inverser ce nombre complexe en passant par son conjugué, ligne après ligne. La fonction COMPLEXE.CSCH enchaîne les deux opérations d'un seul coup.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COMPLEXE.CSCH(.
  2. 2
    En 1er argument : clique sur la cellule qui porte l'impédance à traiter, B2. Elle contient le texte 3+4i, écrit au format "a+bi" que la fonction réclame. Pointer la cellule plutôt que retaper le nombre entre guillemets t'épargne aussi la faute de suffixe, puisque le i imaginaire ne s'écrit qu'en minuscule.
  3. 3
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée, puis recopie la formule vers le bas. Chaque ligne lit alors sa propre impédance, 5-2i en B3 puis 2+6i en B4, et rend sa cosécante hyperbolique au même format texte complexe.
Au final, ta formule devrait ressembler à ça :=COMPLEXE.CSCH(B2)
Explication
La fonction inverse le sinus hyperbolique complexe de l'impédance, et c'est la taille de ce sinus qui commande le résultat. Pour 3+4i, le sinus hyperbolique dépasse 10 en amplitude, donc son inverse retombe autour du dixième. Le composant 5-2i, dont la partie réelle est plus grande, voit sa cosécante hyperbolique s'effondrer vers le centième.
Exemple 2

Comment obtenir l'amplitude d'une cosécante hyperbolique avec la fonction COMPLEXE.CSCH

La cosécante hyperbolique reste une chaîne de caractères à deux composantes, or ton tableau de synthèse ne retient qu'une valeur par composant. Ce que tu cherches, c'est l'amplitude, celle qui te dira lesquels de tes dix-huit composants pèsent encore quelque chose et lesquels sont devenus négligeables. Imbriquer la fonction COMPLEXE.CSCH dans COMPLEXE.MODULE donne ce nombre unique.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COMPLEXE.MODULE(.
  2. 2
    En 1er argument : écris l'appel qui calcule la cosécante hyperbolique et referme-le, COMPLEXE.CSCH(B2). La fonction COMPLEXE.MODULE lit cette chaîne complexe telle quelle, donc aucune cellule intermédiaire n'est nécessaire pour stocker la cosécante avant d'en prendre l'amplitude.
  3. 3
    Ferme la parenthèse de la fonction COMPLEXE.MODULE et appuie sur Entrée. Celle de la fonction COMPLEXE.CSCH a déjà été refermée à l'étape précédente. Recopie ensuite la formule vers le bas, où chaque ligne rend un nombre unique comparable d'un composant à l'autre.
Voici la formule que tu obtiens à la fin :=COMPLEXE.MODULE(COMPLEXE.CSCH(B2))
Explication
Les deux fonctions s'exécutent de l'intérieur vers l'extérieur, et le nombre obtenu se contrôle à la main : 0,09953794 est exactement l'inverse de 10,0464207, l'amplitude du sinus hyperbolique de la même impédance. Mesurer une cosécante revient donc toujours à retourner l'amplitude du sinus hyperbolique dont elle sort.
Exemple 3

Comment contrôler le résultat de la fonction COMPLEXE.CSCH avec COMPLEXE.DIV et COMPLEXE.SINH

Une cosécante hyperbolique complexe ne se vérifie pas de tête, et livrer une note de calcul sans savoir recouper le chiffre est le meilleur moyen de propager une erreur invisible. La définition offre pourtant un contrôle gratuit, puisque cette fonction n'est que l'inverse du sinus hyperbolique. Reconstruire ce rapport dans une colonne voisine te dit en un coup d'œil si les deux chemins concordent.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COMPLEXE.DIV(.
  2. 2
    En 1er argument : écris le numérateur du rapport entre guillemets, "1". Les guillemets sont indispensables parce que cette fonction lit ses deux arguments comme des nombres complexes au format texte.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : écris le dénominateur du rapport et referme-le, COMPLEXE.SINH(B2). Tu obtiens le sinus hyperbolique de l'impédance 3+4i, et diviser 1 par ce sinus reconstruit exactement la définition de la cosécante hyperbolique.
  4. 4
    Ferme la parenthèse de la fonction COMPLEXE.DIV et appuie sur Entrée. Celle de la fonction COMPLEXE.SINH a déjà été refermée à l'étape précédente. Recopie la formule vers le bas, puis compare la colonne obtenue avec celle de la fonction COMPLEXE.CSCH.
Une fois les morceaux assemblés, ta formule donne ça :=COMPLEXE.DIV("1"; COMPLEXE.SINH(B2))
Explication
La colonne de contrôle reconstruit la définition à partir de ses deux briques et retombe au chiffre près sur la colonne précédente, jusqu'à la dernière décimale. Ce recoupement vaut mieux qu'une confiance aveugle : il prouve sur tes propres données que la fonction COMPLEXE.CSCH applique bien l'inverse du sinus hyperbolique, et rien d'autre.
Lucas, la mascotte du Dojo, l'air gêné face à une erreur Excel

Les erreurs fréquentes avec la fonction COMPLEXE.CSCH

Avec COMPLEXE.CSCH, tout se joue sur la façon dont tu écris ton nombre. Un i oublié ("3+4") ou un suffixe en majuscule ("3+4I") et Excel te renvoie #NOMBRE!, parce qu'il ne reconnaît plus le format "a+bi". Les espaces autour du signe, eux, sont tolérés, et sans guillemets la formule est refusée à la saisie plutôt que calculée.

L'autre piège est mathématique : comme csch(z) = 1/sinh(z), passer "0" revient à diviser par zéro et déclenche #NOMBRE!. Garde ces deux familles en tête, le reste n'est que du détail de suffixe i/j.

Format de nombre complexe invalide déclenchant #NOMBRE!

Le format "a+bi" réclame un suffixe i ou j immédiatement après b : "3+4" (sans i) et "abc" rendent tous les deux #NOMBRE!. Les espaces autour du signe, en revanche, ne gênent pas : "3 + 4i" est accepté tel quel.

Solution : Rends son suffixe au nombre ("3+4i"), ou utilise =COMPLEXE(3; 4) pour le construire depuis deux cellules numériques. La deuxième approche est plus sûre dans les formules dynamiques.

Confusion entre i et j comme suffixe imaginaire

Excel accepte "i" et "j" comme suffixe imaginaire, et les résultats retournés reprennent le suffixe de l'entrée. COMPLEXE.MODULE et COMPLEXE.ARGUMENT lisent les deux sans broncher, mais les fonctions à deux arguments refusent le mélange : COMPLEXE.SOMME et COMPLEXE.PRODUIT rendent #VALEUR!, COMPLEXE.DIFFERENCE et COMPLEXE.DIV rendent #NOMBRE!.

Solution : Choisis un suffixe unique pour tout le classeur, de préférence "i". Si ta configuration régionale impose "j", utilise =COMPLEXE(partie_réelle; partie_imaginaire; "j") pour être explicite.

Suffixe imaginaire en majuscule déclenchant #NOMBRE!

Le suffixe ne s'écrit qu'en minuscule : "3+4I" et "3+4J" déclenchent #NOMBRE! alors que "3+4i" et "3+4j" passent. Un réel nu, lui, ne pose aucun problème : =COMPLEXE.CSCH(2) rend 0,275720564771783 sans qu'il soit besoin de guillemets.

Solution : Ramène le suffixe en minuscule, avec MINUSCULE(A1) si tes données viennent d'un export, ou construis le nombre avec =COMPLEXE(2; 3) qui écrit toujours un suffixe valide.

Division par zéro en passant z = 0

Puisque csch(z) = 1/sinh(z), si sinh(z) = 0, le résultat est infini. sinh(0) = 0, donc csch(0) est un pôle. Excel retourne #NOMBRE! pour "0", pour "0+0i" et pour une cellule vide, jamais #DIV/0!.

Solution : Évite z = 0 dans tes calculs de cosécante hyperbolique. Si ton domaine peut contenir 0, protège la formule avec =SIERREUR(COMPLEXE.CSCH(A1); "singularité").

FAQ

Questions fréquentes

La cosécante hyperbolique est l'inverse du sinus hyperbolique. Pour un nombre complexe z, csch(z) = 1/sinh(z) = 2 / (e^z - e^(-z)). C'est une fonction utilisée en physique et en ingénierie pour modéliser des phénomènes comme les champs électromagnétiques, la propagation de chaleur, ou la résolution d'équations différentielles hyperboliques.