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Qu'est-ce que la fonction COMPLEXE.SECH ?

Définition
La fonction COMPLEXE.SECH calcule la sécante hyperbolique d'un nombre complexe fourni au format texte "a+bi" ou "a+bj". Elle retourne sech(z) = 1/cosh(z) sous forme de nombre complexe texte.

COMPLEXE.SECH (IMSECH en anglais) te sert quand un calcul déjà mené en nombres complexes te réclame l'inverse d'un cosinus hyperbolique, en physique, en thermodynamique ou en ingénierie. Plutôt que d'enchaîner toi-même un cosinus hyperbolique complexe puis une division, tu passes directement par cette fonction.

Concrètement, elle intervient dans la modélisation de profils de température dans des ailettes de refroidissement, l'étude de la stabilité des solitons en physique non linéaire, l'analyse de réponses de circuits en régime variable, et l'exploration de fonctions d'activation en machine learning avec des réseaux de neurones complexes.

Syntaxe

=COMPLEXE.SECH(nombre_complexe)

Clique sur un argument pour aller à son explication.

Le résultat de COMPLEXE.SECH est une chaîne de texte (par exemple "0,705-0,25i"). Pour extraire la partie réelle, la partie imaginaire, le module ou l'argument, utilise respectivement COMPLEXE.REEL(), COMPLEXE.IMAGINAIRE(), COMPLEXE.MODULE() et COMPLEXE.ARGUMENT() sur le résultat.

Lucas, la mascotte du Dojo, inspecte les arguments de la fonction à la loupe

Comprendre chaque paramètre de la fonction COMPLEXE.SECH

1

nombre_complexe

: le nombre complexe pour lequel tu veux calculer la sécante hyperbolique

Il doit être entré sous forme de texte avec le format "a+bi" ou "a-bi"a est la partie réelle et b la partie imaginaire. Par exemple : "3+4i", "2-5i", "1+i" ou même "5" pour un nombre réel.

Tu peux aussi utiliser la fonction COMPLEXE() pour construire un nombre complexe à partir de deux cellules : =COMPLEXE.SECH(COMPLEXE(A2; B2)).

Attention : Le suffixe doit rester en minuscule : "3+4I" provoque #NOMBRE!, tout comme un nombre privé de son i ("3+4"). Les espaces autour du signe, eux, ne gênent pas : "3 + 4i" est accepté exactement comme "3+4i".

Le savais-tu ?
Excel a bien une fonction SECH pour les nombres réels : SECH(1) rend 0,648054273663885, soit exactement 1/COSH(1), et le résultat est un vrai nombre. COMPLEXE.SECH mène le même calcul dans le plan complexe, mais elle rend du texte. Prends SECH quand ton nombre est réel et doit rester calculable.
Lucas, la mascotte du Dojo, fait une démonstration pas à pas de la fonction dans Excel

Exemples pratiques pas à pas

Exemple 1

Comment calculer la sécante hyperbolique d'une impédance avec la fonction COMPLEXE.SECH

Ton relevé porte dix-huit composants dont l'impédance est notée au format complexe 3+4i, et le calcul de propagation que tu conduis réclame la sécante hyperbolique de chacune. La poser à la main obligerait à calculer un cosinus hyperbolique complexe, puis à inverser ce nombre complexe en passant par son conjugué, ligne après ligne. La fonction COMPLEXE.SECH enchaîne les deux opérations d'un seul coup.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COMPLEXE.SECH(.
  2. 2
    En 1er argument : clique sur la cellule qui porte l'impédance à traiter, B2. La fonction n'accepte qu'un nombre complexe écrit en texte, et la ligne Z-01 y affiche 3+4i. Pointer la cellule plutôt que retaper ce texte t'évite d'égarer le i en chemin.
  3. 3
    Ferme la parenthèse et appuie sur Entrée, puis recopie la formule vers le bas. Chaque impédance rend sa sécante hyperbolique dans le même format texte complexe, y compris 5-2i et 2+6i sur les lignes suivantes.
Au final, ta formule devrait ressembler à ça :=COMPLEXE.SECH(B2)
Explication
La fonction inverse le cosinus hyperbolique complexe de l'impédance, et la taille de ce cosinus commande le résultat. Pour 3+4i, le cosinus hyperbolique dépasse 10 en amplitude, donc son inverse retombe autour du dixième. Le composant 5-2i, de partie réelle plus grande, voit sa sécante hyperbolique s'effondrer vers le centième.
Exemple 2

Comment obtenir l'amplitude d'une sécante hyperbolique avec la fonction COMPLEXE.SECH

La sécante hyperbolique reste une chaîne de caractères à deux composantes, or ton tableau de synthèse ne retient qu'une valeur par composant. Ce que tu cherches, c'est l'amplitude, celle qui te dira lesquels de tes dix-huit composants pèsent encore quelque chose et lesquels sont devenus négligeables. Imbriquer la fonction COMPLEXE.SECH dans COMPLEXE.MODULE donne ce nombre unique.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =COMPLEXE.MODULE(.
  2. 2
    En 1er argument : écris la sécante hyperbolique dont tu veux l'amplitude et referme-la, COMPLEXE.SECH(B2). L'impédance 3+4i de la ligne Z-01 ressort de cet appel sous forme de chaîne complexe, que la fonction COMPLEXE.MODULE lit directement sans cellule intermédiaire.
  3. 3
    Ferme la parenthèse de la fonction COMPLEXE.MODULE et appuie sur Entrée. Celle de la fonction COMPLEXE.SECH a déjà été refermée à l'étape précédente. Recopiée sur la colonne, la formule rend un seul nombre par composant.
Voici la formule que tu obtiens à la fin :=COMPLEXE.MODULE(COMPLEXE.SECH(B2))
Explication
Les deux fonctions s'exécutent de l'intérieur vers l'extérieur, et le nombre obtenu se recoupe à la main : 0,09960976 est exactement l'inverse de 10,0391767, l'amplitude du cosinus hyperbolique de la même impédance. Mesurer une sécante revient donc toujours à retourner l'amplitude du cosinus hyperbolique dont elle sort.
Exemple 3

Comment éviter le faux maximum d'une ligne vide avec la fonction COMPLEXE.SECH

Un relevé arrive rarement complet, et l'impédance oubliée sur une ligne ne se voit pas au milieu d'une colonne de résultats complexes. Le piège est redoutable ici : sur une cellule vide, la fonction COMPLEXE.SECH lit un zéro et renvoie 1, qui se trouve être la plus haute valeur qu'elle atteigne sur l'axe réel. La ligne oubliée passe donc pour la plus forte du relevé au lieu de lever le moindre doute.

Les étapes
  1. 1
    Dans une cellule, écris =SI(.
  2. 2
    En 1er argument : écris la comparaison qui repère une impédance manquante, B2="". Sur la ligne Z-01, la cellule d'impédance est restée vide, donc ce test est vrai.
  3. 3
    En 2ᵉ argument : saisis le message à afficher quand l'impédance manque, "Impédance absente". La ligne Z-01 signale ainsi son propre trou au lieu de rendre un résultat de calcul.
  4. 4
    En 3ᵉ argument : écris le calcul réservé aux lignes renseignées et referme-le, COMPLEXE.SECH(B2). Il n'est atteint que si le test est faux, ce qui est le cas des lignes Z-02 et Z-03, porteuses de 5-2i et de 2+6i.
  5. 5
    Ferme la parenthèse de la fonction SI et appuie sur Entrée. Celle de la fonction COMPLEXE.SECH a déjà été refermée à l'étape précédente.
Une fois les morceaux assemblés, ta formule donne ça :=SI(B2=""; "Impédance absente"; COMPLEXE.SECH(B2))
Explication
Le test passe avant l'appel, donc la fonction COMPLEXE.SECH n'est jamais atteinte sur la ligne vide et son 1 trompeur ne peut plus s'afficher. Les lignes réellement saisies rendent le test faux et traversent la formule sans changement, ce qui laisse le reste de la colonne intact.
Lucas, la mascotte du Dojo, l'air gêné face à une erreur Excel

Les erreurs fréquentes avec la fonction COMPLEXE.SECH

Tout se joue sur le format du nombre complexe, qui doit arriver en texte. Si tu tapes =COMPLEXE.SECH(3+4i) sans guillemets, Excel refuse la formule à la saisie : il ne te rend aucune erreur, il ne te laisse simplement pas valider. Et un suffixe en majuscule ("3+4I") déclenche #NOMBRE!, là où un espace autour du signe ("3 + 4i") passe sans broncher.

Le troisième piège vient après le calcul : le résultat est une chaîne comme "0,705-0,25i", donc le multiplier ou l'additionner directement renvoie #VALEUR!. Pour le réutiliser dans un calcul, passe par COMPLEXE.REEL, COMPLEXE.IMAGINAIRE ou COMPLEXE.MODULE.

Oublier les guillemets autour du nombre complexe

Les nombres complexes doivent être entrés sous forme de texte. Sans guillemets, 3+4i n'est pas une formule qu'Excel sait lire : il refuse la saisie au lieu de te rendre une erreur dans la cellule.

Solution : Mets toujours le nombre complexe entre guillemets : =COMPLEXE.SECH("3+4i"). Si le nombre vient d'une cellule, référence simplement la cellule : =COMPLEXE.SECH(A1) (pas de guillemets dans ce cas). Sinon, utilise COMPLEXE(3; 4) pour construire le complexe.

Suffixe imaginaire en majuscule ou absent : #NOMBRE!

Le suffixe ne s'écrit qu'en minuscule et ne peut pas manquer : "3+4I", "3+4J" et "3+4" déclenchent tous les trois #NOMBRE!. Les espaces, en revanche, sont tolérés : "3 + 4i" et "3+ 4i" sont calculés comme "3+4i".

Solution : Ramène le suffixe en minuscule avec MINUSCULE(A1) si tes données viennent d'une importation, ou construis le nombre avec =COMPLEXE(3; 4), qui écrit toujours un suffixe valide.

Utiliser directement le résultat dans une opération arithmétique : #VALEUR!

Le résultat de COMPLEXE.SECH est une chaîne de texte comme "0,705-0,25i", pas un nombre. Les opérateurs arithmétiques +, * ne peuvent pas s'appliquer directement.

Solution : Utilise les fonctions de la famille COMPLEXE.* : COMPLEXE.REEL() pour la partie réelle, COMPLEXE.IMAGINAIRE() pour la partie imaginaire, COMPLEXE.MODULE() pour le module, COMPLEXE.ARGUMENT() pour la phase.

FAQ

Questions fréquentes

La sécante hyperbolique sech(z) est l'inverse du cosinus hyperbolique : sech(z) = 1/cosh(z) = 2/(e^z + e^(-z)). Pour un nombre complexe, cette fonction combine les propriétés trigonométriques et exponentielles, ce qui la rend utile en physique, en ingénierie et en modélisation mathématique avancée.

Ressources

Pour aller plus loin

Continue sur ta lancée après la fonction COMPLEXE.SECH : la leçon associée, un modèle prêt à l'emploi et le guide pour progresser.

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