Comment utiliser la formule de Willis pour un train épicycloïdal
Tu as peut-être déjà vécu ce moment un peu irritant. Tu bosses sur un modèle Excel pour valider la rentabilité d'un équipement industriel, tu as les vitesses, quelques données de dents, une note technique du fournisseur, et soudain tombe un terme qui casse le rythme. Train épicycloïdal. Puis juste en dessous, formule de Willis.
À ce stade, beaucoup font la même chose. Ils copient le rapport annoncé par le constructeur dans leur fichier, sans le vérifier. Mauvaise idée. Dans un business case, une hypothèse mécanique non maîtrisée devient vite une boîte noire. Et une boîte noire dans Excel, c'est exactement ce qui finit par fragiliser tout le modèle.
Le bon réflexe, c'est de transformer cette formule en calcul opérationnel. Pas en cours d'ingénieur. En outil de contrôle. Si tu sais structurer un budget, fiabiliser un TCD ou bâtir un prévisionnel, tu peux aussi modéliser la formule de Willis dans Excel de façon propre, lisible et réutilisable.
Marre de bloquer sur des calculs techniques
Tu reçois une fiche machine. Le commercial parle cadence, le bureau d'études parle engrenages, la direction veut une réponse simple. Est-ce que l'investissement tient la route, oui ou non ?
Le problème, c'est que la donnée technique n'arrive jamais sous une forme exploitable pour un contrôleur de gestion. Tu as des termes comme soleil, couronne, porte-satellites, parfois un schéma mal scanné, et presque jamais un calcul prêt à l'emploi. Résultat, soit tu fais confiance sans vérifier, soit tu perds du temps à traduire un langage d'ingénieur en logique de tableur.
Tu n'as pas besoin de devenir mécanicien. Tu dois devenir capable de contrôler un calcul, le documenter, et le réutiliser.
Ce que tu veux vraiment obtenir
Dans la vraie vie business, tu ne cherches pas une démonstration académique. Tu veux trois choses.
- Comprendre les entrées pour savoir quelles données demander au fournisseur ou au bureau technique
- Calculer vite une vitesse de sortie ou un rapport de transmission dans Excel
- Détecter les incohérences avant qu'elles contaminent ton dossier d'investissement
Un bon modèle Excel sur la formule de Willis sert exactement à ça. Il te permet de tester des hypothèses, de documenter le montage retenu et de garder une piste d'audit propre.
Ce qui ne marche pas
Deux approches font perdre du temps.
| Approche | Pourquoi ça bloque | Ce qu'il faut faire à la place |
|---|---|---|
| Copier un rapport fournisseur | Tu ne vois pas l'hypothèse de départ | Reconstituer la logique dans Excel |
| Chercher une formule unique miracle | Le montage change la lecture du calcul | Modéliser les cas de façon explicite |
| Mettre les données en vrac dans une feuille | Les erreurs de signe et de saisie explosent | Séparer entrées, contrôles, résultat |
Le vrai gain, ce n'est pas juste “avoir le bon chiffre”. C'est pouvoir expliquer d'où il vient. Et ça, en réunion CAPEX ou en revue de projet, ça change ton niveau de crédibilité.
Comprendre la formule de Willis d'un train épicycloïdal
En pratique, la formule de Willis sert à répondre à une question très concrète dans un fichier Excel. Si une vitesse est connue, qu'un organe est bloqué et que le nombre de dents est documenté, quelle vitesse dois-tu obtenir sur l'organe de sortie ?
La relation générale s'écrit ainsi : (ωS/0 − ωPS/0) / (ωE/0 − ωPS/0) = λ, où ω désigne la vitesse de rotation de l'organe par rapport au bâti 0, S la sortie, E l'entrée, PS le porte-satellites et λ la raison de base.
Dit autrement, on ne compare pas des vitesses “absolues” entre elles. On compare les vitesses des organes par rapport au porte-satellites. C'est ce point qui déroute souvent au début, puis qui rend le calcul très stable une fois bien posé dans un tableur.

Ce que la formule veut dire dans un modèle Excel
Pour un contrôleur de gestion ou un analyste, la lecture utile est simple. Le train épicycloïdal a plusieurs organes liés entre eux, mais la formule de Willis te permet de fermer le calcul dès que les hypothèses sont correctement posées.
Concrètement, tu manipules quatre blocs de données :
- les vitesses de rotation
- l'organe fixe, s'il y en a un
- l'organe d'entrée
- la raison de base, qui dépend du montage et du nombre de dents
Le vrai sujet n'est donc pas la beauté de la formule. Le vrai sujet est la qualité du mapping entre le schéma mécanique et les cellules Excel.
Les noms à traduire sans ambiguïté
Les erreurs viennent rarement de l'algèbre. Elles viennent presque toujours d'un mauvais repérage des pièces.
| Terme mécanique | Lecture métier | Ce que tu mets dans Excel |
|---|---|---|
| Soleil | Roue centrale | Vitesse, nombre de dents, rôle entrée ou sortie |
| Satellite | Roue intermédiaire | Élément de transmission, rarement variable finale |
| Porte-satellites | Support mobile des satellites | Vitesse souvent recherchée |
| Couronne | Roue dentée extérieure | Vitesse ou contrainte de blocage |
Dans un classeur propre, chaque organe a une ligne, un nom court et une unité unique. Par exemple, je recommande de séparer clairement N_soleil, N_couronne, w_soleil, w_couronne, w_ps. Cette discipline évite les confusions entre dents et vitesses, qui sont fréquentes dans les modèles construits trop vite.
La difficulté réelle, c'est le signe
La formule paraît simple sur le papier. Dans Excel, le point sensible est le sens de rotation.
Si ton modèle ne distingue pas correctement une vitesse positive d'une vitesse négative, tu peux obtenir un résultat numériquement cohérent mais mécaniquement faux. C'est typiquement le genre d'erreur qui passe en revue interne si personne ne refait le raisonnement à la main.
Pour fiabiliser le calcul, il faut donc définir dès le départ :
- un sens de rotation positif
- la convention de signe pour chaque organe
- la cellule qui porte la contrainte de blocage, souvent égale à 0
- la formule de contrôle qui vérifie la cohérence du résultat
Si tu construis souvent ce type de fichier, la logique ressemble à celle d'un modèle avec plusieurs hypothèses multipliées entre elles. La différence est que l'erreur porte ici sur les signes, les références de cellules et les rapports de dents. Les bases de calcul restent les mêmes que pour d'autres montages Excel, notamment si tu maîtrises déjà la fonction PRODUIT dans Excel pour structurer des calculs composés.
Réflexe utile
Avant d'écrire la moindre formule, note noir sur blanc : organe fixe, organe d'entrée, organe de sortie, nombre de dents, convention de signe.
La formule de Willis devient alors un outil de modélisation, pas un bloc théorique à recopier. C'est cette traduction propre entre mécanique et tableur qui permet d'obtenir un calcul vérifiable, documenté et réutilisable.
Le calcul manuel du rapport de transmission
Un cas revient souvent en modélisation business. Tu connais la vitesse moteur, tu sais quel organe est bloqué, et tu dois sortir vite un rapport exploitable dans un fichier de calcul, sans relire un cours de mécanique pendant une heure.

Cas classique avec couronne fixe
Le montage le plus simple à calculer à la main est celui où la couronne est immobile. C'est aussi le plus pratique pour tester la logique de ton futur fichier Excel, parce qu'une contrainte de blocage claire réduit fortement le risque d'erreur de modélisation.
Le réflexe utile consiste à écrire le problème en langage métier avant de poser la formule. Quel organe entre. Quel organe sort. Quel organe reste à 0. Tant que ces trois points ne sont pas posés, le calcul reste fragile, même si le résultat “a l'air juste”.
Dans ce cas, procède dans cet ordre :
Fixe l'organe bloqué
La couronne a une vitesse nulle.Note l'entrée connue
En pratique, c'est souvent le soleil qui reçoit la vitesse moteur.Définis la sortie recherchée
Le plus fréquent est la vitesse du porte-satellites.Calcule le rapport à partir des dents utiles
Pour un train simple, le rapport cinématique dépend du soleil et de la couronne. Le satellite intervient surtout dans la transmission du mouvement et dans la cohérence géométrique du montage.
Ce point change beaucoup la façon de construire le modèle. Dans Excel, il vaut mieux séparer les cellules de cinématique des cellules de contrôle géométrique. Sinon, on finit avec une formule opaque qui mélange vitesses, dents, signes et corrections manuelles.
Dans les fichiers de contrôle de gestion qui contiennent ce type de calcul, l'erreur fréquente n'est pas la formule de départ. C'est l'absence de découpage. Une cellule fait tout. Personne ne sait plus vérifier le résultat, ni expliquer d'où vient l'écart.
Ce qu'il faut vraiment calculer à la main
Le calcul manuel sert surtout à valider la structure du modèle. Pas à faire du “papier-crayon” pour le plaisir.
Voici la logique à garder :
- une zone pour les données d'entrée
- une zone pour le rapport cinématique
- une zone pour le contrôle géométrique
- une zone pour le résultat final interprété
Si tu manipules plusieurs coefficients dans le même modèle, la même discipline s'applique que dans les calculs financiers composés. Une formule reste lisible si chaque bloc a un rôle clair. C'est exactement le type de rigueur qu'on retrouve quand on utilise la fonction PRODUIT dans Excel pour chaîner plusieurs paramètres.
Pourquoi la denture du satellite ne doit pas polluer ton calcul principal
C'est une confusion classique chez les profils qui découvrent les trains épicycloïdaux dans un contexte Excel. Le nombre de dents du satellite sert au contrôle du montage, pas au calcul principal du rapport de Willis dans le cas simple.
Autrement dit, tu peux travailler avec deux niveaux de lecture :
- niveau 1, le rapport de transmission
- niveau 2, la vérification que les dentures sont compatibles
Le contrôle géométrique reste utile. Il permet de repérer un jeu de données incohérent avant d'exploiter le résultat dans un modèle de coût, un calcul de cadence ou une hypothèse de rendement. Un bon calculateur ne se contente donc pas de renvoyer une vitesse. Il vérifie aussi que l'assemblage décrit tient mécaniquement.
C'est cette séparation qui rend le fichier réutilisable. Tu peux faire relire le calcul, changer une hypothèse d'entrée, ou auditer le modèle six mois plus tard sans repartir de zéro.
Créer ton calculateur sur Excel étape par étape
Cette fois, on passe à la feuille de calcul. Le but n'est pas de produire un fichier spectaculaire. Le but est de produire un fichier fiable, que tu peux rouvrir dans un mois sans redécouvrir toute la logique.

La structure de base de la feuille
Crée une zone d'entrées en haut à gauche. Garde une ligne par variable, avec un libellé clair. Si tu veux une méthode propre pour assembler des formules sans t'emmêler, tu peux aussi t'appuyer sur ce guide pour créer une formule dans Excel.
Voici une structure simple et solide.
Mapping des variables Excel
| Variable | Cellule Excel | Description |
|---|---|---|
| Vitesse d'entrée | B2 | Vitesse connue de l'organe moteur |
| Nombre de dents Soleil | B3 | Valeur de Z soleil |
| Nombre de dents Satellite | B4 | Valeur utile pour le contrôle géométrique |
| Nombre de dents Couronne | B5 | Valeur de Z couronne |
| Pièce fixe | B6 | Soleil, Couronne ou Porte-satellites |
| Organe de sortie | B7 | Élément dont tu veux la vitesse |
| Vitesse de sortie | B9 | Résultat du calcul |
| Contrôle géométrique | B10 | Vérification de cohérence |
Étapes de construction
Saisis les entrées
En B2 à B5, entre les valeurs de vitesse et de dents. Évite les cellules fusionnées. Utilise un format cohérent, surtout pour les vitesses.
Crée une liste déroulante
En B6, ajoute une validation de données avec les options
Couronne,Soleil,Porte-satellites. Tu limites les fautes de frappe et tu facilites les tests de scénarios.Ajoute un contrôle géométrique
En B10, vérifie la relation géométrique de montage :
=SI(B5=B3+2*B4;"OK";"Incohérent")Cette cellule ne calcule pas la vitesse. Elle protège ton modèle contre un montage impossible.
Prépare les cellules de calcul intermédiaire
N'essaie pas de tout mettre dans une seule formule. Crée une zone “intermédiaire” avec :
- l'organe fixe
- l'organe d'entrée
- la raison de base
- la convention de signe retenue
Calcule le résultat selon le cas
Si tu travailles sur un cas standard avec couronne fixe, tu peux bâtir une branche logique dédiée. Le bon réflexe, c'est une formule conditionnelle lisible, pas une usine à gaz.
En B9, pour la vitesse du porte-satellites, avec le soleil en entrée quand la couronne est fixe et la couronne en entrée quand le soleil est fixe :
=SI(B6="Couronne";B2*B3/(B3+B5);SI(B6="Soleil";B2*B5/(B3+B5);"cas à traiter séparément"))Avec 1 000 tr/min en entrée, 20 dents au soleil et 80 à la couronne, tu obtiens 200 tr/min couronne fixe et 800 tr/min soleil fixe. Ces deux branches viennent de la relation de Willis écrite entre le soleil et la couronne, dont la raison vaut −Zcouronne/Zsoleil.
Affiche un message de contrôle
À côté du résultat, ajoute une alerte si la géométrie est incohérente :
=SI(B10<>"OK";"Vérifie les dents avant d'interpréter le résultat";B9)
Ce qui marche bien dans un contexte pro
Dans un fichier destiné à la finance ou au contrôle de gestion, la lisibilité compte autant que le calcul.
| Bon réflexe | Pourquoi c'est utile |
|---|---|
| Séparer entrées et calculs | Tu facilites la revue |
| Ajouter une cellule de contrôle | Tu bloques les erreurs de montage |
| Utiliser des listes déroulantes | Tu évites les saisies incohérentes |
| Documenter la convention de signe | Tu évites les débats tardifs |
Dans un bon modèle, le lecteur doit comprendre les hypothèses sans ouvrir la barre de formule à chaque ligne.
Astuce bonus pour industrialiser le fichier
Si tu compares plusieurs configurations, ne duplique pas vingt onglets. Mets les combinaisons dans un tableau structuré, puis exploite-les avec Power Query ou un TCD. Notre leçon Simuler des scénarios t'aide à passer d'un calcul isolé à une vraie analyse de scénarios.
Tu peux, par exemple, lister plusieurs montages, plusieurs vitesses d'entrée et plusieurs jeux de dents, puis agréger les résultats dans un tableau de synthèse. Là, ton calculateur cesse d'être un gadget technique. Il devient un outil d'aide à la décision.
Pièges à éviter et subtilités du calcul
Un calculateur qui donne un chiffre n'est pas forcément un calculateur fiable. Sur la formule de Willis, les erreurs viennent rarement d'Excel lui-même. Elles viennent de l'interprétation.

Le signe négatif n'est pas une erreur
Beaucoup paniquent quand la vitesse calculée sort en négatif.
Dans ton modèle, un signe négatif indique souvent un sens de rotation opposé à la convention choisie. Ce n'est pas un bug. C'est une information physique.
Ajoute donc une cellule d'interprétation, par exemple :
=SI(B9<0;"Rotation opposée à la convention choisie";"Rotation dans le même sens")
Et si tu veux gérer proprement les affichages d'erreur ou les exceptions de saisie dans ce type de logique, la fonction SIERREUR dans Excel peut t'éviter pas mal de messages disgracieux.
La géométrie doit être validée avant la cinématique
Autre piège classique. Tu appliques la formule, tu obtiens une vitesse, mais le train ne peut même pas être monté physiquement.
Les contenus techniques rappellent que la formule de Willis donne la relation cinématique, mais que la compatibilité géométrique doit d'abord être vérifiée.
Le bon ordre, c'est donc :
- Valider les nombres de dents
- Vérifier la cohérence du montage
- Calculer la vitesse
- Interpréter le sens
Le satellite est un faux ami
Le satellite piège beaucoup de monde. On le voit dans le schéma, on a son nombre de dents, donc on suppose qu'il doit forcément entrer dans le rapport principal. Pas toujours.
En pratique, dans un train simple, il sert surtout de roue d'inversion et de transmission géométrique. Il est capital pour la faisabilité du montage, mais pas forcément pour l'expression directe du rapport cinématique.
Si ton fichier mélange rôle géométrique du satellite et calcul direct du rapport dans la même logique, tu vas créer des erreurs discrètes. Ce sont les plus dangereuses.
Le meilleur garde-fou, c'est de distinguer visuellement dans Excel :
- les données de rapport
- les données de montage
- les commentaires d'interprétation
Avec ça, tu gagnes un niveau de solidité que la plupart des fichiers techniques n'ont pas.
Applications concrètes pour le contrôle de gestion
Une formule technique ne vaut rien si elle ne t'aide pas à mieux décider. La formule de Willis devient intéressante quand tu l'intègres à un raisonnement business.
Valider un dossier d'investissement
Premier cas. Tu analyses un projet d'équipement. Le fournisseur annonce une vitesse de sortie compatible avec la cadence visée. Ton rôle n'est pas seulement de recopier l'hypothèse. Tu peux la contrôler.
Dans Excel, tu relies vitesse d'entrée, configuration du train et vitesse obtenue. Si le résultat ne colle pas avec la promesse industrielle, tu as un point d'alerte. Tu peux aussi tester plusieurs scénarios moteurs ou plusieurs jeux de dents avant de figer l'hypothèse de production.
Mieux modéliser les coûts et la charge machine
Deuxième cas. Tu construis un modèle de coût de revient ou de capacité. La vitesse d'un organe influence le comportement global de la machine, donc ta lecture de la cadence, des temps de cycle ou de la sollicitation mécanique.
Dans ce cadre, la formule de Willis t'aide à lier une hypothèse technique à un impact économique. Tu ne remplaces pas l'ingénieur. Tu fiabilises le modèle de gestion. C'est exactement le type de compétence qui fait la différence dans un poste de contrôleur de gestion orienté Excel.
Un analyste qui sait faire ce pont entre technique et pilotage devient vite plus utile dans les échanges projet. Il pose de meilleures questions, documente mieux ses hypothèses, et évite les fichiers “on m'a dit que”.
En résumé ton plan d'action
Tu n'as pas besoin d'aimer la mécanique pour bien utiliser la formule de Willis. Tu as besoin d'une méthode claire.
Commence par identifier les organes et renommer les données de façon compréhensible dans Excel. Ensuite, valide la géométrie avant de croire ton calcul. Puis construis un modèle simple, avec des entrées propres, une liste déroulante pour la pièce fixe et des cellules de contrôle séparées du résultat final.
Garde aussi un réflexe essentiel. Interprète le signe. Un résultat négatif ne veut pas forcément dire que ton fichier est faux. Il peut simplement traduire un sens de rotation opposé.
Enfin, rattache toujours ce calcul à une décision métier. Un modèle utile, c'est un modèle qui sécurise un CAPEX, clarifie une hypothèse de cadence ou améliore un calcul de coût.
Pour progresser sur ce type de logique de modélisation, un bon support de pratique peut vraiment aider. Si tu veux muscler ta manière de structurer tes fichiers, le livre J'excelle en Excel est un très bon compagnon de route.
Questions fréquentes sur la formule de Willis
La formule est-elle identique dans tous les montages
Pas exactement. La méthode de Willis reste la bonne logique, mais la version opérationnelle dépend du montage et de la convention retenue. C'est justement pour ça qu'un calculateur Excel doit rendre le cas traité très explicite, au lieu de cacher toute la logique dans une seule formule opaque.
Que faire si aucune pièce n'est fixe
Dans ce cas, tu es sur une configuration plus proche d'un différentiel. La relation de Willis reste exploitable, mais tu ne peux plus simplifier en posant une vitesse égale à zéro. Il faut connaître deux vitesses pour calculer la troisième, puis bien documenter quelles variables sont des entrées réelles et lesquelles sont calculées.
Faut-il toujours utiliser le nombre de dents du satellite
Non, pas pour le rapport cinématique simple tel qu'on l'exploite souvent dans un premier calcul. En revanche, il reste important pour la cohérence géométrique du montage. C'est une donnée de validation, pas forcément une donnée de rapport.